CHAPITRE 5

CHAPITRE 5
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #
~ pensées des autres personnages ~
// conscience //


_________________________________________



« - Allo Tom ? (Gustav)
- Oui ? (Tom)
- C'est Gustav, vous êtes où ? ton frère a oublié comment on décroche un téléphone ou quoi ! on vous attend depuis quinze minutes pour rentrer à l'hôtel !
- Désolé, euh je suis tout seul là, j'arrive !
- Dépêche-toi d'aller chercher Bill si vous voulez pas rentrer à pied !
- Nan, t'as qu'à.. BIP »


# Put*in de m*rde! // eh ho c'est pas si dramatique! // c'est toi qui le dit, qu'est ce que je vais faire maintenant ! // et bien tu vas lui dire qu'il faut rentrer et puis c'est tout ! // mouais... #

Je me dirige d'un pas nonchalant vers la loge où l'on se trouvait quelques instants plutôt, je pousse la porte et Bill n'a pas bougé d'un millimètre.

- Bill ? (Tom)
- ... (Bill)
- Bill, bouge-toi, Gustav et Georg nous attendent au parking. (Tom)
- J'arrive. (Bill)

Il se lève et passe devant moi sans m'adresser un regard. Il paraît perdu et je me rend compte de la connerie que j'ai faite tout à l'heure. Je n'aurais jamais du m'approcher comme ça de lui. Je le suis sans rien dire. Après quelques couloirs traversés et quelques escaliers descendus on arrive enfin au parking et vu la tête de Gustav il était temps. Avant qu'il ne nous réprimande je lui lance un regard qui se veut sérieux en balançant ma tête vers Bill. Il le regarde et, à mon grand soulagement, ne cherche pas plus loin. Bill est dos à moi et je peux imaginer la tronche qu'il tire pour convaincre aussi facilement Gustav. Nous montons tous les quatre silencieusement dans le bus.


(......)


Tout le monde dort sauf moi. J'essaie mais j'y arrive pas, alors je fais semblant. Je suis crevé mais pas fatigué, si toute fois c'est possible. Au secours maman j'ai un problème ! je suis attiré par mon frère jumeau et si une seule personne de mon entourage l'apprend ils vont me faire consulter un psy, c'est sur. Et Tom ? qu'est ce qu'il va penser de moi ? Rien, après tout je ne suis pas obligé de lui dire ; même si je ne doute pas qu'il finisse par le deviner. De toute façon pour l'instant j'ai de quoi me défendre, lui aussi à des aveux sur son comportement à me faire ! Je recule l'échéance de mes problèmes, c'est lâche mais c'est quand même déjà ça de gagné.
On arrive, je me lève sans réveiller les autres, je ne suis pas sadique, juste flemmard. Puis après tout c'est pas si mal de dormir ici... Bon d'accord peut être un tout petit peu sadique... Apparemment Tom ne dormait pas non plus parce que je l'entend secouer les autres alors que j'ouvre la porte :


- Bill, attend nous ! dit Tom

Tom descendit aussi du bus suivit quelques secondes plus tard de Gustav et Georg tout ébouriffés par le sommeil.

# Mon frère roule du cul comme une meuf ! // obsédé va ! // j'avais jamais remarqué mais c'est sexy ! // --" // #

Heureusement pour les quatre adolescents aucune meute de groupie en chaleur n'était présente à l'entrée de l'hôtel et il purent, pour une fois, regagner leurs chambres respectives dans le calme.

* Tom, Tom, Tom, Tom // ça va on sait comment il s'appelle! Arrête de penser à lui cinq secondes ! // mais euh... je pensais pas à lui là... euh je pensais que c'est triste parce que demain on quitte la France et on a à peine visité ! // oui mais bien sûr // *

Les jumeaux montèrent se coucher directement et Gustav et Georg, maintenant de nouveau en pleine forme, ne leur proposèrent pas de sortir avec eux, connaissant déjà la réponse.
Ils ne s'endormir pas tout de suite, se jurant intérieurement tous les deux de ne jamais révéler à l'autre ce qu'ils éprouvaient.


(......)


Driiiinnng [ sonnerie de téléphone pourrie je sais >_< ]
« - Humpfallooo (Gustav)
- Gustav ? (David)
- mouiv c'est moi...
- C'est David ! je pensais que toi au moins tu serais réveillé !
- hum on s'est couché tard en fait.
- Oui bah dépêchez-vous, dans une heure je veux vous voir tous en bas, l'avion ne va pas attendre !
- Ok, pas de problème.
- Réveille les autres hein !
- Oui oui, allez à toute ! »


~ Merde. Merde. Merde. Pourquoi mon réveil intérieur n'a pas marché ce matin ! c'est vraiment pas le jour ! Pff j'aurais du faire mes valises hier... ~

Pris par un élan de flemme absolue Gustav décida d'appeler Tom plutôt que d'aller le voir.

« - Allo ? (Gustav)
- Hummouii (Tom)
- Tom faut que tu te lève, David m'a appelé et on doit être prêt dans une heure !
- euh Gustav, tu sais que ma chambre est juste en face de la tienne ?!
- Oui mais on s'en fout, de toute façon c'est pas du crédit qui me manque !
- Oui mais quand même !
- Bon bref, magne toi de réveiller Bill, tel que je le connais il sera jamais près en une heure, moi j'appelle Georg ! à ti suiiite !
- euh je.. BIP »


Décidément c'est son nouveau truc de me raccrocher à la gueule dès qu'il me parle de Bill ! Grah ça m'énerve !!! Bon alors mission « réveiller Bill », c'est pas gagné ! je veux pas aller le voir, s'il a retrouvé ses esprits, il va recommencer à me questionner... Tant pis je vais le faire à la Gustav. Après tout j'y ai eu le droit alors pourquoi pas lui ?

« - Allo Bill ? (Tom)
- Hmpfmgh (Bill)
- Bill, t'es sûr que ça va ?
- Hum, Tom je dors là !
- Oui justement David a appelé et il nous reste une heure avant le départ.
- Quoi ?
- Oui je sais, alors magne-toi !
- Euh ouais... merci d'avoir prévenu.
- De rien... euh ben... à tout à l'heure alors.
- Salut... »


C'est bizarre, Tom me parle comme s'il s'était jamais rien passé mais on ne peut pas oublier ses problèmes en une nuit. Ils s'évaporent seulement l'espace de quelques heures pour nous retomber dessus et nous déchirer encore plus violemment lorsqu'on ouvre les yeux. Ce sont en quelque sorte les captifs de nos c½urs que nous ne pouvons libérer qu'en les affrontant courageusement. Quoique le courage ne soit pas toujours la solution, faut il encore qu'il y en est une et que la clef de ces problèmes ne soit pas perdue à jamais...



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* Bananyaoi *

# Posté le mardi 08 mai 2007 17:22

Modifié le vendredi 11 mai 2007 17:19

CHAPITRE 6

CHAPITRE 6
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #
// conscience //


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Je prend ma douche rapidement et fais mes valises en balançant mes fringues dedans, de toute façon ce soir il faudra les défaire dans un nouvel hôtel. J'imagine Bill en train de se dépêcher pour avoir le temps de se maquiller et de se coiffer et j'avoue qu'un sourire sadique apparaît sur mon visage. Ça lui apprendra à cette marmotte à passer sa vie à dormir ! Je suis pareil mais ça m'amuse de le taquiner intérieurement car moi je n'ai pas ce problème. Après une lutte acharnée avec les fermetures éclaires de mes valises je descend dans le hall. J'ai du me tromper à propos de Bill parce qu'il est déjà prêt comme s'il y avait passé des heures. Je me sens con, il y a cinq minutes je faisais le fier et là apparemment on attend plus que moi ; de la gêne s'ajoute à ce sentiment. Cette gêne que j'avais perdu en parlant à Bill au téléphone refait surface alors qu'il me fixe et je sens une boule se former au fond de ma gorge. Je dépose mes valises avec celles des autres et m'enfonce dans la foule qui nous attend à la sortie. Faut pas rêver nan plus on a réussit à garder secret notre hôtel quelques heures je vais pas me plaindre ! Et c'est partit pour une demi heure de folie furieuse, ça fait à peine deux minutes qu'on a ouvert les portes et je crois que je suis déjà sourd. Gustav me regarde, se penche vers moi et me glisse à l'oreille « c'est impressionnant la puissance de la voix d'une fan ! », il me sourit et moi j'émet un petit rire qui s'agrandit lorsque je remarque que quelques mètres plus loin les cheveux de Georg sont devenus la convoitise d'une douzaine de fans qui arrivent à le toucher toutes en même temps ! Ma parole, elles sont vraiment souples je les ai sous-estimées ! Je sort de mes moqueries intérieures et commence à signer à la chaîne des dizaines et des dizaines d'autographes. Je ne distingue même plus les surfaces que je marque d'un rapide « Tom ». De toutes façons il n'y a que ça qu'elles veulent alors je ne me sens ni indifférent ni monstrueux. Je fais ce qu'on souhaite de moi même si j'avoue trouver ça totalement inutile. Un petit bout de papier ou une mèche de cheveux de Georg ne les rapprocheront pas de nous ! Les fans françaises ont décidément un côté excentrique que je ne leurs connaissais pas ! Nous entrons enfin dans le bus et je vois Bill complètement sonné, Gustav met fin à mon incompréhension en nous racontant entre deux rires qu'au moment où Bill a voulu signer un autographe, une fan lui a hurlé dans les oreilles ! Les commentaires hilarants de Gustav sont ponctués par les phrases de Bill qui ne cesse de répéter en posant ses mains sur ses oreilles « je suis complètement sourd, je suis complètement sourd ». Je rigole un peu puis je les laisse tous les deux dans leur délire et me dirige vers les couchettes pour finir ma nuit écourtée ; au passage j'aperçois Georg devant la glace et lui lance un « t'inquiète, ça repoussera... un jour ! ». De la colère prend place à sa tristesse mais il s'abstient de me poursuivre. Je me laisse tomber sur le lit avant de plonger dans un profond sommeil que je n'avais pas réussis à atteindre hier soir...


(......)


- Où est Tom ? Il aurait pu attendre qu'on soit dans l'avion pour dormir, il y a seulement une heure de bus ! s'exclama Bill, alors qu'il s'ennuyait fermement devant un film.
- Il dort depuis qu'on est parti, c'est bizarre pourtant il a pas fait beaucoup d'efforts hier soir ! (Georg)
- Oh Georg tout de suite ! (Gustav)
- Qu'est ce qu'il y a Gustav, tu te sens concerné ? (Georg)
- Non ! mais ne rapporte pas tout au sexe ! y a pas que ça qui fatigue, puis ça fait deux jours qu'on s'arrête pas faut le comprendre ! (Gustav)
- Ouais si tu le dis. Toujours est il que maintenant va falloir aller le réveiller et ça sera sans moi parce que je tiens pas à me faire taper dessus ! (Georg)
- Bill, tu y vas ? (Gustav)
- Nan, vas y toi! (Bill)

Après cinq minutes de débat très argumenté, alternant des « nan toi » avec des « nan toi » [XD], Gustav finit par céder et aller réveiller Tom. Et oui, sous sa crinière volcanique Bill est un dur à cuire !
Une demi heure plus tard les bagages sont enregistrées et ils attendent tous les quatre à l'embarquement, accompagnés évidemment de l'habituel cohue qui les entoure. Alors que Bill s'exaspère et croit qu'il ne retrouvera plus jamais l'audition, David les questionne sur leurs impressions du voyage en France. Gustav et Georg sont très enthousiastes et envient déjà les futurs concerts qu'ils y feront et Tom se contente d'un simple « bien » sur un air blasé. David est un peu étonné, il ignore encore que ce manque de volonté n'est pas du à la France mais aux évènements qui s'y sont produits. Et Bill, euh... Bill, lui n'est pas franchement apte à répondre. Il discute avec ses oreilles sur leur état de santé [XDDD] tout en se faisant force pour ne pas égorger quelques fans au passage. C'est dans ces moments là qu'on ne renie pas l'importance d'un garde du corps.
Comme d'habitude les jumeaux s'installent l'un à côté de l'autre et Gustav et Georg sont sur la rangée d'en face. Tom qui dormait comme une souche un peu plutôt dans le bus ne parvint pas à fermer l'½il à cause de la proximité de son frère. Bill encore sous l'effet « fans en furie » ne tarde pas à s'assoupir en omettant pas de prendre ses aises. En effet quelques minutes après s'être endormi celui-ci à la tête posée sur l'épaule de son double et sa main agrippe fermement sa cuisse. Il est pris de tremblement et à en croire les petits bruits qu'il émet son cauchemar n'est pas des plus plaisants. Tom s'accroche au siège et essaie de se calmer mais Bill ne fait rien pour arranger les choses. S'il ne dormait pas profondément on aurait pu croire qu'il caressait sauvagement son frère. Avant qu'il ne s'excite de trop, Tom enleva la main de son frère qui commençait à remonter inconsciemment dans de petits gestes saccadés. Mais la main de Bill n'étant pas de cet avis, elle reprit place à l'endroit voulu et il n'en fallu pas plus pour que l'excitation de Tom soit à son comble et qu'il prenne la décision de le réveiller :

- Bill ! réveille-toi Bill !(Tom)
- Humpfgrrhum
(Bill)[désolé mais Bill fait souvent des bruits bizarres quand il dort XD]
- BILL ! cria t-il en le secouant.(Tom)
- Tom ?(Bill)
- Oui tu faisais un cauchemar.(Tom)
- C'est bizarre, je ne m'en souviens plus. (Bill)

Il se releva de dessus son frère sur lequel il était à moitié avachi et s'aéra le torse en secouant son tee-shirt.

- Putain il fait chaud ici !(Bill)
- Oui, tu l'as dit ! (Tom)
- Euh Tom, hum... euh.. pourquoi... euh pourquoi tu bandes ?
(Bill)



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photo: Tom fatigué, pour illustrer XD

KYYYAAA merci pour tous vos coms (si si ca fait beaucoup pr moi XD) ca me fait super plaisir! MERCI à Margot (je t'adoooreuuh <33 pwete) bien sur sans elle je crois que personne serait au courant de l'existance de ma fic OO'. th-fic-30 ça ne me dérange pas du tout de te laisser des coms, j'adore ta fic et je la suis depuis un petit moment déjà ^^ d'ailleurs c'est la seule fic normale que je lis lol (perverse powwaaa!). j'ai déjà écrit la suite (et oui je m'arrete plus mnt que j'ai commencé XD) mais j'ai la fleme de la taper se soir :p. gros bisous et merci à vous toutes !! <3

* Bananyaoi *

# Posté le mercredi 09 mai 2007 16:05

Modifié le mardi 05 juin 2007 08:31

CHAPITRE 7

CHAPITRE 7
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #
// conscience //


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- Bonjour ! Souhaitez vous boire ou manger quelque chose ? (Hôtesse)

Je me retourne brusquement pour voir le visage de celle qui vient de me sauver la vie. C'est réellement ma minute de chance ; je remercie le Dieu des hôtesses de l'air qui à penser à ne pas créer seulement des bombes sexuelles aux décolletés plongeants. Effectivement le spécimen qui se dresse devant moi doit bien atteindre les soixante ans avec les rides et tout ce qu'il faut. Une demi seconde à la contempler suffit à calmer mes ardeurs.

- Non, merci ! s'énerva presque Bill.

Je respire un grand coup avant de faire de nouveau face à Bill et par la même j'aperçois que Georg n'est pas de mon avis ! À la vue de cette charmante hôtesse ce petit pervers paraît très déçu et la rembarre aussi vite que Bill. Je me retourne doucement vers mon frère en prenant soin au passage de vérifier que mon excitation est belle et bien descendue. Ouf. Peut-être aura-t-il oublié ?

- Alors ? (Bill) # et bah nan il a pas oublié T_T #
- Heumm # Ooh tiens ils sont beaux ces fauteuils, y a même un pitit écran pour regarder des films waouuh mais c'est qu'ils sont bien équipés ces machins volants ! et tiens ya aussi... # (Tom)
- Mais encore ? (Bill)
- Euh... ben en fait je faisais un rêve plutôt euh... érotique tu vois... et euh... enfin tu... tu m'as réveillé avec ton cauchemar... et puis euh voilà. (Tom)

Ma crédibilité est faible mais bizarrement ça à l'air de marcher.

- Mouais... * mince je pensais que c'était moi qui lui faisais de l'effet * bon bah, dort bien. (Bill)

Bill se retourne et paraît... vexé ? Peu importe, je suis vivant ! j'aurais jamais cru que ça marcherait ! je me décale un peu et me colle dans le fond du siège pour éviter un nouvel incident. À mon grand étonnement la fatigue m'emporte à mon tour...


(......)


La voix nous indiquant qu'il faut s'attacher pour l'atterrissage me réveille et lorsque j'ouvre les yeux sur le hublot, je suis étonné de voir le soleil noyé dans le ciel étincelant de Berlin. Cette lumière crée un hale de couleur magistral s'étalant du jaune au rose pale en passant par le rouge vif ; une clarté à en réchauffer tous les c½urs meurtris, sauf peut être le mien...
Dans un mouvement de peur j'agrippe la main de Bill pour chercher un peu de réconfort : je déteste les atterrissages. Son regard étonné me fait comprendre l'imprudence de mon geste et je la détache aussitôt. Je flippe encore plus. La fameuse hôtesse refait son apparition, j'imagine quelques secondes la tête de Georg, je sourit et me détresse lentement. Celle là je vais pas l'oublier de si tôt. Encore quelques minutes où je ferme les yeux et serre les dents au maximum et nous sommes enfin arrivé. On ramasse nos affaires et je sors en premier. Je frissonne, le soleil est magnifique mais l'heure tardive à laquelle je le contemple ne lui permet pas de réchauffer mes avant bras nus. En quelques minutes je suis frigorifié. Bill le remarque et me tend une de ses nombreuses vestes qu'il a apporté. Je sais qu'il est frileux mais bon là il en a prit tellement qu'il ne peut même pas mettre la moitié sur lui ! le style ne correspond pas vraiment, enfin pas du tout avec ce que je porte mais j'ai tellement froid que j'accepterais n'importe quoi. J'enfile difficilement la veste qui doit bien être dix taille en dessous de mon tee-shirt et lui adresse un timide « merci ». Comment ça timide ? D'abord il me fait de l'effet ensuite il m'intimide... faut vraiment que je me ressaisisse.
Nous sommes dans le hall de l'aéroport : l'Allemagne est beaucoup plus calme que la France, il n'y a pas de fans qui nous attendent. Au fond je suis un peu déçu mais ça me soulage quand même ; puis j'ai l'air de rien avec la veste à Bill, donc ça vaut mieux.
Nous traversons le hall puis je pointe le bout de mon nez dehors et le froid me rattrape aussitôt. La fraîcheur printanière de Berlin : c'est le genre d'habitude qu'on n'aime pas retrouver. Berlin reste splendide. Cette ville est tout à la fois : elle est grande, moderne et garde tous ses monuments traditionnels qui font d'elle un lieu unique. L'ambiance qui plane dans ses rues est inconcevable ailleurs. C'est dommage que la plupart des gens voient en elle une ville consumée par la pollution. Moi pas et je m'imprègne encore de ce paysage baigné d'une lumière à la fois douce et violente. La voiture est déjà là, portières ouvertes. La célébrité, je m'y habituerais sûrement jamais non plus. On s'installe à l'intérieur, Bill est à coté de moi mais il reste distant. C'est dommage, seul la chaleur de son corps parvient à réchauffer mon c½ur. Il ne le sait pas bien sur. Ça fait tellement de choses que je lui cache mais je n'ai pas le choix.


- Dites les gars vous voulez pas qu'on stoppe ce silence parce que ça commence à vraiment m'ennuyer là.
- C'est fait Georg, mumura Bill.
- Quoi? (Georg)
- Nan rien. (Bill)
- Si je t'ai entendu! T'as parlé ! (Georg)
- C'est ce que tu voulais, non ? (Bill)
- Oui mais, enfin je veux dire, vous êtes bizarres depuis quelques jours... (Georg)
- Ah... (Bill)
- Oui. (Georg)
- ... (Bill)
- Alors ? (Georg)
- Bah rien. (Bill)
- Rooh vous êtes chiants! Bon qu'est ce qu'on fait se soir ? faut profiter on a un peu de temps libre !
- On va en boite, quelle question ! répliqua précipitamment Gustav.
- Ouais, vous venez hein ? (Georg)
- Ben... euh. (Bill)
- Alors ? (Gustav)
- Ben je crois que je vais pas sortir se soir. (Bill)
- Oui moi non plus. (Tom)
- Oh Tom ! mais t'es déjà pas sorti hier! (Georg)
- Je sais mais je suis pas motivé, j'ai pas la tête à ça. (Tom)
- Tom, on va draguer les canons les mieux foutus de Berlin ! On a toujours la tête à ça ! (Georg)
- Nan pas aujourd'hui. (Tom)
- Bon, ok. (Georg)

Georg boude un peu mais ce n'est que passager. La susceptibilité est son plus gros défaut. Faut faire avec. On sort tout les quatre de la voiture déjà arrivée.


(......)


Nous mangeons dans le restaurant de l'hôtel. Il n'y a personne d'autre et nous sommes encore plongé dans une atmosphère silencieuse que personne n'ose briser. Je m'arrange pour faire cogner mes couverts contre mon assiette de temps en temps pour vérifier que je ne suis réellement pas sourd. Le repas se finit tant bien que mal et nous montons tous les quatre dans la même chambre, par habitude. Ce soir c'est celle de Bill. L'hôtel est très luxueux et nous avons chacun une chambre munie en plus d'un petit salon, d'un mini bar et d'une grande salle de bain. Les lumières tamisées donnent une ambiance réconfortante et l'on s'y sent tout de suite bien. Alors que j'avais en tête une soirée DVD entre nous quatre, Georg me rappelle qu'ils avaient prévu autre chose.

- Bon les mecs on va y aller nous, hein Gustav ? (Georg)
- Ouais, faut que j'aille me changer et c'est bon ! (Gustav)
- Bonne soirée alors ! à demain. (Georg)
- Ouais c'est ça amusez-vous bien ! répondit Tom sur un air coquin.

La porte se ferme et le silence retombe aussitôt, Bill est à quelques mètres de moi et ne bouge pas non plus. Finalement il se dirige vers une de ses nombreuses valises et se penche pour l'ouvrir me laissant une sublime vue sur le bas de son dos découvert. Il sort ce qui me semble être un pyjama. Il se redresse et je n'ai toujours pas bougé. Il retire son tee-shirt dans un geste lent mêlé de sensualité et ses cheveux retombent harmonieusement sur ses minces épaules. Je frissonne silencieusement, affolé par l'effet qu'il me produit. Il jette son tee-shirt sur le dessus de sa valise sans grands intérêts, et se retourne enfin.

- Je vais prendre une douche. (Bill)

Je ferme la bouche que j'avais malencontreusement laisser pendre et répond simplement « euh... oui ». Il s'enferme dans la salle de bain et moi je suis toujours scotché sur place...



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EDIT: pour toutes celles qui ont l'album ZIMMER 483 j'ai découvert que la chanson IN DIE NACHT est dedans mais cachée. j'y croyais pas trop mais ça marche XDDDD. J'explique ici

* Bananyaoi *

EDIT : lOrah > va voir sur l'article du chapitre 25, j'explique ^^

# Posté le vendredi 11 mai 2007 17:34

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 06:14

CHAPITRE 8

CHAPITRE 8
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #
// conscience //



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J'hésite entre le fuir encore ou l'attendre. Après tout il est juste partit prendre sa douche, il ne m'a pas vraiment foutu dehors. Finalement je reste et j'en profite pour visiter la chambre. Elle est tellement spacieuse que je n'avais pas encore tout vu. Le lit est gigantesque on pourrait y mettre trois personnes aisément et le salon comporte deux grands sofas en cuir noir et un home cinéma. Je poursuit ma visite et je remarque qu'avec ce que contient le mini bar il y a de quoi être ivre pendant deux semaines non-stop et ça pour au moins trois personnes ! Ils sont très prévoyants, nous ne sommes là que pour deux jours. Au bout d'un moment je me décide à allumer la télé, je veux pas m'imposer mais il y a vraiment rien d'autre à faire. Il est 21h et il n'y a rien d'intéressant même sur les centaines de chaînes proposées. Je me demande ce que font Gustav et Georg, à cette heure il n'y a rien d'ouvert dehors... Ils avaient sûrement besoin de se dégourdir un peu les jambes, avec toutes ces heures passées dans l'avion ça ne m'aurais pas fait de mal non plus ; mais si c'est pour finir comme d'habitude, c'est sans intérêts. 21h15. Mais qu'est ce qu'il fou ? Il veut être sûr que je sois parti ou quoi ! Comme pour mettre fin à mes questionnements, j'entend le cliquetis de la porte et Bill sort enfin. Il est magnifique malgré que le pyjama qu'il porte soit hideux, faut l'avouer. Puis depuis quand il dort en pyjama lui ? Seulement après avoir rangé sa trousse de toilette, il remarque ma présence.

- Ah... T'es encore là. (Bill) # T_T #
- Oui je t'attendais. (Tom)
- Pourquoi ? (Bill)
- Bah, pour pas rester tout seul. (Tom)
- Ah. (Bill)
- ... (Tom)
- On fait quoi alors? (Bill)
- Ben je sais pas, il n'y a rien d'intéressant à la télé. (Tom)

Ah merde. Je pensais qu'au bout d'une heure il se serait lassé quand même. Je ne le connaissais pas aussi patient. Voilà. Maintenant en plus d'être ridicule, je suis mal à l'aise.

- On aurait pu descendre au bar de l'hôtel mais..., ajouta Tom en détaillant son frère de haut en bas.
- T'as vu comment je suis sapé ! (Bill)
- Oui justement ça va pas le faire. (Tom)
- Bah désolé, c'est parce que je comptais aller me coucher directement après ma douche.(Bill)
- Ah... je te laisse si tu veux ? (Tom)
- Non, restes ! (Bill)
- D'accord. (Tom)

Comme je suis toujours planté entre le salon et le lit, je me décide à aller m'asseoir à ses côtés. J'attrape la télécommande pour prendre sa relève dans l'opération « zappage ». Il n'a pas menti, il n'y a vraiment rien d'intéressant à la télé mais je la laisse tout de même allumée sur un film un peu dramatique. La plupart des scènes sont plongées dans le noir et bercées par une ambiance morbide. Les dialogues sont tellement rares qu'au bout d'un quart d'heure je ne connais encore aucun personnage. Je n'ose pas regarder Tom. Je pose la télécommande bien entre nous deux pour lui faire comprendre qu'il peut changer s'il le souhaite mais il reste immobile. Finalement poussé par l'ennui je m'affale sur l'accoudoir et allonge mes jambes sur le sofa. C'est plus fort que moi, je commence lentement à fermer les yeux...

Ce n'est que lorsque le générique du film commence à défiler devant mes yeux que je me risque à regarder Bill. Ses yeux sont clos, on dirait qu'il dort fermement. J'essaie de le réveiller en l'appelant, d'abord doucement, puis je pousse un peu la voix, mais non. Rien. Je me lève et lui secoue doucement l'épaule. Toujours rien. Quand il dort, il dort, il n'y a rien à faire et je suis bien placé pour le savoir. Je décide de ne pas lui infliger la souffrance d'un réveil douloureux en plein milieu de la nuit et le soulève délicatement. Ce n'est pas évident de porter quelqu'un qui dort. Ses bras pendants attirent le poids de son corps vers le sol et ne me facilitent pas vraiment la tache. Je parvins tout de même à le glisser dans le lit et je le recouvre des couvertures, toutes les couvertures. Mieux vaut qu'il se réveille en aillant trop chaud que trop froid. Pour finir j'éteins la télé et les lumières et je rejoins ma chambre et mon lit qui m'attendent déjà depuis un petit moment, froids.


(......)


Après quelques minutes où je ne cesse de me tourner et de me retourner dans mon lit, j'ouvre doucement les yeux. Je n'arriverais pas à me rendormir, de toute façon ce n'est pas grave je ne suis pas fatigué. Pour la première fois depuis longtemps je me réveille sans avoir pour seule envie, celle de me rendormir immédiatement. Je m'étire et je regarde rapidement mon portable, il affiche 11h. ça fait un moment que je n'avais pas aussi bien dormi, d'ailleurs je ne me souviens même pas m'être couché. Peu importe, je suis bien. Je me rallonge et je profite d'un vrai réveil, un réveil naturel, un réveil sans sonnerie, sans coup de téléphone. Un réveil comme je les aime. C'est ça la liberté : pouvoir dormir quand je veux et autant que je veux. Je reste jusqu'à en avoir marre puis je décide de remplacer ma couette par l'eau chaude de la baignoire. Je laisse cette sensation de douceur m'envahir quelques minutes mais je me presse tout de même un peu. Même si ce matin on est tranquille, cette après-midi il faut être d'attaque pour la répétition et tout le reste. Je descend rejoindre les autres trois quarts d'heure plus tard alors que je suis totalement prêt. Ils sont déjà tous là en train de commander.

- Bien dormi ? questionna Georg en apercevant Bill arriver.
- Ouais ! J'avais pas aussi bien dormi depuis un moment ! sourit Bill.
- Tant mieux alors ! (Georg)

Bill s'assit avec les autres et commanda à son tour.

- Au fait Tom, t'as fait quoi après hier soir ? Je ne m'en souviens plus.(Bill)
- Ben je suis resté jusqu'à la fin du film puis comme tu t'étais endormi comme un vieux tas sur le canapé, je t'ai couché !(Tom)
- Ah euh..., ben merci. (Bill)
- Vous avez regardé un film hier ? questionna Gustav, heureux que les jumeaux se reparlent normalement.
- Accessoirement oui ! avant que Bill s'endorme ! (Tom)
- Rooh ça va ! en même temps il était vraiment nul ! (Bill)
- Ouais c'est vrai je me demande comment j'ai fais pour tenir éveillé ! (Tom)
- Bill ajouta dans un murmure : dommage que tu sois pas resté...
- Pardon ? (Tom)
- Non je disais : tout le monde nous regarde déjeuner ! # bien sûr ! #
- Normal Bill, il est midi et demi et généralement à cette heure là les gens ne prennent pas leur petit déjeuner ! s'exclama Georg.
- Et vous vous avez fait quoi hier soir ? demanda Bill, pour changer de discussion.
- Georg est rentré avec une fille ! répliqua Gustav.
- Ah ouais ? raconte ! (Tom)
- Nan mais c'est pas vrai, je l'ai juste ramené. (Georg)
- Mouais, c'est ce qu'on dit ! (Tom)
- Tout le monde n'est pas comme toi, Tom ! se défendit Georg.
- Roooh ça va ! je rigolais ! (Tom)

Quand tout le monde eu finit, ils montèrent chercher leurs affaires. David s'était occupé d'appeler le chauffeur pour 13h. Quelques heures après ils avaient finit d'enregistrer la multitude d'interviews dont tous quatre se serait bien passé. Le reste de la journée se déroula normalement, la légère gêne qui persistait entre les jumeaux était presque devenue une habitude. Le concert débuta enfin ainsi que le nouveau jeu de Bill, quelque peu... étonnant ! En effet celui-ci s'amusait à provoquer son frère un peu plus à chaque minute, le laissant pantois.

Je me déhanche rapidement sur le rythme de Reden en me rapprochant de lui. Son regard soutient le mien et je peux y lire une lueur d'incompréhension. Si je ne peux pas lui dire ce que je ressens, je peux toujours le lui montrer, non ? Pour l'instant je le chauffe plus qu'autre chose, si toute fois je peux espérer avoir un quelconque effet sur lui. Mon comportement est un peu lâche, je profite de mon rôle au lieu d'être sincère avec lui ; mais hors mis ne rien faire c'est la seule chose que j'ai trouvé. J'avoue qu'à chaque chanson j'en fais un peu plus, quitte à paraître légèrement suspect, je veux qu'il s'en rende compte. Et il n'a encore rien vu, je mise tout sur In die Nacht. C'est là que tout à commencé, c'est là que tout finira. Avant que la chanson commence je laisse Tom s'installer en premier, pour avoir le loisir de me rapprocher de lui. Pendant ce temps je joue un peu avec le public, ultra motivé. Une fois que je suis sûr qu'il est prêt, je me retourne et je me dirige vers le tabouret que je tire d'une main pour me positionner seulement à quelques centimètres de lui. Il paraît gêné mais vu les circonstances il n'a pas vraiment le choix. Je chante en faisant passer toutes mes émotions, plus que d'habitude si c'est possible. Sur les dernières notes j'ose un geste imprudent. Je suis légèrement en recul sur lui ce qui me permet de ne pas le déranger quand il joue. Je tend donc mes doigts vers son menton, je les laisse glisser délicatement dessous et relève doucement son visage vers le mien. Je vois enfin ses yeux qu'il avait jusqu'à présent caché sur sa guitare, alors qu'il connaît les notes par c½ur. À mon grand étonnement il ne cherche pas à me fuir et se laisse emporté par mes dernières phrases : « Du bist alles was ich bin, und alles was durch meine Adern fließt »... Maintenant le concert est bientôt finit et je sors en premier laissant les autres rallonger un peu le show par quelques solos endiablés. J'attend quelques minutes et je suis rejoins par Tom. Il me passe devant sans même un regard, je cours quelques mètres pour le rattraper et lui accroche le bras.

- Tom ! (Bill)
- Bill, à quoi tu joues ? (Tom)

Il était tellement énervé que ça en devenait presque effrayant.

- Ben je... euh rien... c'était... (Bill)
- Tu trouves ça drôle ? (Tom)
- Non, je... (Bill)
- Ça me fait vraiment pas rire en tout cas ! (Tom)
- C'est pas ça, c'est que... (Bill)

À cet instant Georg et Gustav faisaient leur apparition...

- Si c'est un jeu pour toi ok, mais arrête de me provoquer ! je ne joue pas Bill, je ne joue plus...(Tom)
- BORDEL TU VA ME LAISSER EN PLACER UNE ?(Bill)
- Non je veux plus t'entendre ! (Tom)

Tom s'éloigna ne laissant pas Bill tenter autre chose.

- Qu'est ce qu'il s'est passé ? questionna Georg.
- Rien. (Bill)
- Bon je crois qu'on ferait mieux de rentrer, tu vas chercher Tom, Georg ? (Gustav)
- Ok, on vous rejoint dans le van. (Georg)

Quelques minutes plus tard ils étaient de nouveau au complet. Personne n'osait parler de peur de provoquer une nouvelle dispute chez les jumeaux. Ils avaient tous les deux le regard triste et morne, ne portant aucun intérêt à ce qui les entourait. L'esprit plein et le c½ur vide. Arrivés à l'hôtel, Georg décidé à remettre un peu d'ambiance, tenta quelque chose :

- On va dans ta chambre Tom ? (Georg)
- Bof comme vous voulez. (Tom)
- Ok, c'est partit ! ajouta Gustav pour tenter de les motiver un minimum.

Ils arrivèrent jusqu'à l'ascenseur d'un pas nonchalant et atteignirent la chambre non sans être poussé par Georg et Gustav. À peine avaient-ils poussé la porte qu'il retrouvèrent ce silence une fois de plus, une fois de trop...

- Bon je crois qu'on va vous laisser en fait, vous avez sûrement besoin de parler. (Gustav)
- On a rien besoin du tout ! s'énerva Tom en s'asseyant sur son lit.
- Oh que si ! allez viens Georg. (Gustav)

La porte se referma et les jumeaux se retrouvèrent seuls, exactement comme la veille ; sauf qu'aujourd'hui c'est la tension qui régne plus que la gêne...


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* Bananyaoi *

# Posté le dimanche 13 mai 2007 17:27

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 13:06

CHAPITRE 9

CHAPITRE 9
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #
// conscience //



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Bill vint doucement s'asseoir aux côtés de son double sur le lit et essaya inlassablement de trouver une façon de s'excuser au près de lui sans l'énerver à nouveau. Il a abusé c'est clair et maintenant Tom ne sait plus si son comportement est sérieux ou moqueur. Le brun sait pertinemment qu'il lui en veut. Il sait qu'il n'a aucune excuse réellement valable. Alors comment faire pardonné à quelqu'un ce que nous même nous n'aurions pas accepté ? Il continue et s'approche lentement du blond qui feint de l'ignorer. Sa tête est plongée dans ses mains laissant ses dreads détachées cacher son doux visage. Il semble fatigué et ses coudes posés sur ses genoux soutiennent le poids de son corps, un corps affaibli par la tristesse des jours passés... Des jours où le c½ur essaie tant bien que mal de survivre embelli par l'espoir d'un amour caché mais surtout abîmé par une attente insoutenable. N'être jamais sûr de ce que l'on croit être, n'être jamais sûr de ce que l'on devine, n'être jamais sûr de ce que l'on veut, n'être jamais sûr tout court.

- Tom, je suis désolé tu sais, je voulais pas te vexer ou te choquer... je ... j'm'en veux tellement ! (Bill)
- ... (Tom)
- Parle-moi s'il te plait ! (Bill)
- ... (Tom)
- Tom ! Engueule-moi! Déteste-moi! Mais je t'en pris dis quelque chose ! (Bill)
- Lâche-moi Bill. (Tom)
- Quoi... mais je... laisse-moi une chance au moins, je peux t'expliquer... (Bill)

Je lève les yeux vers lui et finalement il paraît sincère alors pourquoi pas ? ça ne peut pas être pire... je m'assoie en tailleur sur le lit pour être plus attentif et pour m'écarter un peu de lui aussi...

- Bon vas-y je t'écoute ! (Tom)

Je suis un peu froid mais c'est pour ne pas trop m'attendrir en l'admirant. J'aime cet air affolé qu'il prend en se tortillant les doigts. J'ai peur, je crois...

- Et bien je... en fait c'est pas facile à dire puis je sais pas trop si je dois vraiment t'en parler... (Bill)
- Bill ! (Tom)
- Bon ok. Alors ces temps ci je ressens des choses étranges et puis... comme tu l'as remarqué ce n'est plus pareil entre nous et... enfin... (Bill)
- Bill, viens-en aux faits, merde ! (Tom)
- Comme tu voudras.(Bill)

Bill posa délicatement une main à côté de son frère pour se porter appui et rapprocha lentement son visage du sien. Il glissa une main sous le menton de Tom pour le relever à son niveau. Le guitariste était totalement pétrifié, il ne bougeait pas d'un millimètre appréhendant le geste de son frère. Celui-ci, une fois le visage de son jumeau collé au sien, pencha sa tête légèrement sur le coté et déposa simplement ses lèvres sur leurs doubles. Il était sensuel et apeuré à la fois. Un mélange tellement craquant. Il n'entreprit pas d'aller plus loin pensant que pour Tom le choc serait déjà énorme. Remarquant qu'il était toujours figé sur place, il décida de se décoller de lui. Seul ses yeux avaient pris la peine de se fermer. Bill, prenant la réaction de son frère ou plutôt l'absence de réaction de son frère pour un non, se releva immédiatement du lit.

- Je... bonne nuit. (Bill)

Il marcha d'un pas rapide en direction de la porte préférant laisser le doute planer plutôt que t'entendre un refus de la bouche de son frère. Bouche d'ailleurs d'une douceur succulente hum... Non ! Ne nous égarons pas dans leurs pensées respectives... Il se dirigea donc vers sa chambre et s'enferma directement dedans, se doutant que cette nuit ne serait sûrement pas aussi belle que la dernière.
Quelques minutes (ou quelques heures) après que Bill soit partit le cerveau de Tom commença à refaire doucement surface. Il se touchait continuellement les lèvres pour y chercher encore et encore le goût du brun prouvant qu'il n'avait pas rêver. Reprenant un peu conscience, il se coucha finalement, du bonheur plein la tête et un sourire aux lèvres en oubliant même le plus important : Bill, qui était certainement en train de se morfondre, déprimant à cause de la passivité de son frère...


(......)


- Ah Tom, ça va ? (Gustav)
- Ouais super ! et toi ? (Tom)
- Ça va. (Gustav)
- T'es le seul de levé ? (Tom)
- Ouais, je suis passé voir Georg tout à l'heure mais il dormait comme une souche ! (Gustav)
- Ah ok, bah je vais réveiller Bill alors, comme ça on déjeunera ensemble ! (Tom)
- Ça va mieux vous deux dis donc ! (Gustav)
- Ouais on peut dire ça comme ça ! (Tom)


Tom prit le chemin qu'il avait emprunter quelques minutes plutôt dans l'autre sens, un sourire au coin des lèvres... Il allait revoir Bill, son Bill.
Il frappe une fois. Deux. Trois, quatre puis cinq. Le glorieux visage de Bill apparaît dans l'encadrement accompagné de quelques traces d'oreiller, témoins de sa victoire contre une nuit éprouvante. La tristesse est le plus grand adversaire du sommeil. Mais l'accueil et le sourire du dreadeux ne lui furent pas rendus. Bill, maintenant assez réveillé, distingua son frère devant lui, ni une ni deux, il lui claqua violemment la porte au nez.

- Bill ça va pas ou quoi ? s'exclama Tom, plutôt étonné par le comportement de son frère.
- ... (Bill)
- Mais Bill ouvre moi !! (Tom)
- ... (Bill)
- J'ai besoin de te parler !
cria t-il cette fois en tambourinant à la porte de son jumeau.
- Pas moi ! (Bill)
- Bill s'il te plait ! (Tom)
- On part à quelle heure ? (Bill)
- Par-pardon ? (Tom)
- On part à quelle heure ??? (Bill)
- Merde, je suis sérieux Bill ! (Tom)
- Mais moi aussi Tom !
ironisa t-il.
- On part à 14h mais ouvre-moi ! (Tom)
- Très bien je vais me préparer à tout à l'heure.
(Bill)

Tom entendit une porte claquer puis l'eau couler doucement sur le corps de l'être nouvellement désiré. Lui, il était toujours là, appuyer contre la porte, lamentablement. Paradoxalement les rôles s'échangent et après la veille c'est bien la dernière chose à laquelle il s'attendait. Finalement le c½ur plongé dans la même douleur que son frère, Tom s'enferma lui aussi dans sa chambre. Entre une centaine de soupirs significatifs et un même nombre de coups de pied dans tout ce qui croisait sa route, il boucla ses valises. Leurs deux camarades montèrent les voir une heure avant le départ poussés par Gustav qui s'inquiétait de ne pas avoir revu Tom.

- Rooh mais si ça se trouve il est partit pioncer ! t'as vu l' heure qu'il était ! (Georg)
- Mais non j'te dis ! il était super bien réveillé ! douché, habillé et par dessus tout de bonne humeur !
- Ok, bon bah, j'te laisse l'honneur alors. (Georg)

- Tom ?
demanda Gustav en frappant à sa porte.
- Quoi ? (Tom)
- Ouvre c'est nous ! (Gustav)
- Oui !?
dit-il en ouvrant.
- Bah alors qu'est ce... (Gustav)

Gustav se stoppa net à la vue de son ami. Son visage était terrassé, pas par les pleurs non Tom ne pleure jamais, d'ailleurs au souvenir de Gustav, il ne l'avait jamais vu pleurer alors qu'ils sont proches depuis plusieurs années déjà. Son visage n'était pas non plus marqué par la colère ni aucun autre sentiment du genre mais par le vide. Oui, un grand vide avait pris place dans ses yeux remplaçant le sourire radieux qu'il affichait le matin même. On pouvait clairement sentir une envie de Rien s'associer avec sa dégaine farouche. L'assemblage des vêtements parlait de lui même.

- Ça va pas Tom ? (Gustav)
- Euh non pas vraiment. (Tom)
- Qu'est ce qui se passe ? (Gustav)
- Pas envie d'en parler.
Ajouta t-il simplement en baissant les yeux. (Tom)
- C'est Bill ? (Gustav)
- Euh, en quelque sorte. (Tom)
- Tom essaie d'être plus précis parce que je comprend rien ! (Gustav)
- Ecoute Gus, c'est pas que tu me dérange là mais j'ai pas envie de parler de ça. (Tom)
- Ça ? il s'est passé un truc alors ! (Georg)
- Très perspicace mon cher Georg !
se moqua Gustav. Bon comme tu voudras, oublie pas qu'on part dans une heure... rooh et puis souris ! encore deux concerts et on a une semaine de repos ! (Gustav)

Il lui pinça amicalement la joue alors que Tom toujours appuyé contre la porte acquiesça sans rien dire, simplement avec un petit sourire forcé sur ses lèvres.

- On te laisse alors, on va voir c'que fou Bill. (Gustav)
- À toute
, dit-il en refermant la porte.

- Tu vois je t'avais dis que il y avait un truc ! (Gustav)
- J'admet... y a plus qu'à voir l'état de Bill. (Georg)
- Georg !
s'exclama Gustav en lui envoyant un coup de coude.
- Bah quoi ! jamais l'un sans l'autre ! (Georg)
- Tais-toi avant qu'on t'entende. (Gustav)

Ils refirent les mêmes gestes que précédemment devant la porte du chanteur et c'est un Bill dans le même état que son double qui apparut, à l'exception de ses yeux qui étaient rouges et gonflés par les pleurs de la nuit. Georg jeta un petit coup d'½il en direction de Gustav pour lui faire comprendre qu'il avait raison et par la même pour renforcer un peu plus son ego. Gustav lui renvoya son coude dans les côtes avant de s'adresser à Bill.

- Eh ça va ? (Gustav)
- Oui oui. (Bill)
- Bill !! (Gustav)
- Bah non en fait pas trop... (Bill)
- Oui je vois ça.. et euh t'es pas prêt !? (Gustav)
- Nan je sais mais je vais me magner. (Bill)
- En parlant de se préparer j'y vais moi !
intervint Georg.
- Ok à tout à l'heure alors. Se retournant vers Bill : Bon Bill t'es pas coiffé, pas maquillé et à ce que je peux apercevoir t'as pas non plus fais tes valises ! on part dans une heure ! (Gustav)
- Mais non ! on part à 14h. (Bill)
- Oui et il est 13h !! (Gustav)
- Quoi ?? tu rigoles ? (Bill)
- Nan. Bill t'as fait quoi depuis que Tom est venu te voir ? (Gustav)
- Comment tu sais qu'il est venu me voir ? (Bill)
- Parce que ce matin il m'a dit qu'il allait te chercher pour qu'on déjeune ensemble et vous êtes jamais descendus ! (Gustav)
- Euh
# Déjeuner ? Merde. Merde. Merde # ben j'ai pris ma douche et j'ai pas fait grand chose d'autre.
- Ouais j'ai vu ça !
dit-il en entrant dans la chambre, allez va te préparer, moi je vais finir tes valises.
- Mais euh.. nan c'est bon tu sais...
- Bill tu fera tout ça en 1h ?
- Non t'as raison... merci.
- De rien c'est fait pour ça les amis ! allez vas sécher tes larmes et te refaire une beauté, je m'occupe de tout !
dit-il en commençant déjà à ramasser les affaires de Bill qui jonchaient le sol.
- Que-quoi ? quelles larmes ?
- Arrête Bill, on ne me la fait pas à moi !


Bill ne dit rien et s'enferma dans la salle de bain étonné par la sagacité de son ami. Il avait parlé du problème comme d'une simple mouche qui passe. Dix jeans, trente tee-shirts et une demi douzaine de paires de chaussures plus tard Gustav fermait le dernier bagage de Bill, alors que celui-ci s'extirpait difficilement de la salle de bain, assommé par sa montagne d'affaires de toilette.

- Euh Bill, désolé mais il n'y a plus de place pour mettre tout ce que tu as là ! (Gustav)
- Ouah, t'as tout finit ! t'étais pas obligé tu sais ! t'inquiètes par pour mes affaires, j'ai un sac spécial.


Gustav rigola et Bill le suivit. Enfin son joli sourire réapparaissait sur son visage.

- T'es pire qu'une fille ! (Gustav)
- Merci je le prend pour un compliment ! (Bill)
- Bon je te laisse Bill, il reste seulement quelques minutes sois pas en retard hein ! (Gustav)
- Non non, j'arrive ! à tout de suite !
(Bill)


La vérité n'est pas toujours celle que l'on croit. Peut être qu'avant de juger du comportement à adopter il faut attendre qu'elle éclate ; car c'est inébranlable elle finira un jour ou l'autre par faire surface telle une fatalité grandissante...


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* Bananyaoi*

# Posté le mercredi 16 mai 2007 18:20

Modifié le vendredi 18 mai 2007 05:41