CHAPITRE 10

CHAPITRE 10
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #
// conscience //



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Nous sommes enfin tous prêts, dans la voiture en direction de l'aéroport. Georg ne cesse d'envoyer des boutades de dernières qualités auxquelles tout le monde rigole. Pour lui faire plaisir sans doute. Bill fuit mon regard alors que Gustav m'observe d'une étrange façon. Il a compris c'est sur, il comprend toujours tout. Et Bill. Je crois qu'il regrette ce qu'il a fait hier, pas moi. Il faut absolument que je lui parle mais il est tenace, il s'est arrangé pour ne jamais être seul jusqu'à présent. On est arrivé et j'essaie une nouvelle fois de l'intercepter à la sortie du van, sans résultat bien sur. On est à peine rentré dans le hall de l'aéroport que je le vois courir vers les toilettes. Je m'apprête à me lancer à sa poursuite mais Gustav me retient, m'affirmant qu'il va s'en occuper. Merde, alors. À quoi il joue ? Un jour je t'aime, un jour je t'aime pas, j'en peux plus moi.

Quand Gustav rentre dans les toilettes Bill est par terre appuyé contre le mur. Ses genoux, retenus par ses bras, sont ramenés vers son corps. Ses pleurs à peine audibles lui provoquent de légers tremblements. Gustav s'accroupi à son niveau et pose sa main sur l'épaule de l'androgyne pour tenter de le rassurer.

- Bon alors Bill, tu va m'en parler oui ou non ? s'inquiéta Gustav.
- Gus... je crois que j'ai fait une grosse connerie... (Bill)
- Oh arrête tu me fais peur là. Raconte ! (Gustav)
- Je... hier j'ai... quand vous êtes partit... euh... (Bill)
- Vas-y, tu peux me faire confiance Bill ! (Gustav)
- J'ai embrassé Tom. (Bill)
- Quoi ? (Gustav)
- Je l'ai embrassé Gus! Il doit me prendre pour un fou, il me le pardonnera jamais ! (Bill)
- Dis pas ça, t'es la personne la plus importante à ses yeux. Mais euh... pourquoi t'as fait ça ?
- Je sais pas trop, je crois que j'en avais envie depuis un moment. Enfin je sais plus, j'suis complètement pommé !
- Il faut que tu lui parle.
- Non jamais ! Il va me demander de lui expliquer et je peux pas. J'aurai rien à lui dire.
- Mais Bill tu ne pourra pas l'éviter toute ta vie !
- Non, mais peut-être jusqu'à ce qu'il oublie.
- Dis pas de connerie, il va pas oublier ça comme ça. Puis fais pas l'innocent t'as bien vu qu'il essaie de te parler depuis ce matin.
- Justement... tu veux pas venir à côté de moi dans l'avion ? s'il te plait ?
- Bill !
- Allez ! je lui en parlerai promis. Mais pas maintenant.
# // mais bien sur ! // laisse-moi toi, je négocie ma survie... #
- Bon. Mais juste pour cette fois alors, tu te démerdes après !
- Merci, merci !!
s'exclama Bill en lui sautant au cou.
- Allez, viens les autres nous attendent.

Ils se levèrent et rejoignirent les autres qui les attendaient pour embarquer. Tom regarda Gustav dans l'espoir qu'il lui dévoile quelque chose, mais celui-ci resta muet. Il déclara juste au moment de tendre les billets :

- Je vais m'asseoir à côté de Bill aujourd'hui, ça ne dérange personne ? (Gustav)
- Euuh,
s'étonna Tom. Pourq-
- Ok, c'est bon alors,
le coupa Gustav.

Tom avait soudain l'impression que tout le monde se montait contre lui. Gustav prenait le partit de Bill. Georg ne s'était sûrement rendu compte de rien. Alors que Bill lui, lui portait tout l'indifférence dont il était capable. Si seulement il savait.
Le voyage fut des plus calmes, et le blond ne pu rien tenter à cause de la distance que Gustav avait imposé entre les jumeaux.


(......)


Arrivé à l'hôtel, Bill s'enferma dans sa chambre avant 18h, décrétant qu'il n'avait pas faim. Tom monta quelques minutes après à sa poursuite malgré les recommandations de Gustav. D'un geste hésitant il frappa tout de même à sa porte.

- C'est qui ? demanda Bill.
- Hum c'est Georg, dit Tom, en essayent de modifier sa voix.

La porte s'ouvrit et Tom infiltra son pied dans la pièce pour éviter que Bill ne la referme.

- Tom ! (Bill)
- Bill, faut que je te parle,
dit il, en entrant sans gêne.(Tom)
- Euh je .. j'allais me coucher là en fait. (Bill)
- Arrête ! écoute ce que j'ai à te dire, moi je t'ai bien écouté hier ! (Tom)
- Oui euh en parlant de hier... tu sais je voulais pas, je sais pas ce qui m'a pris...
- Ah...


Bill n'était pas très rassuré, il avait dit ça sans grande conviction en espérant que son frère ne lui en veuille pas trop. Seulement celui-ci aurait souhaité exactement le contraire. Vexé, il baissa ses yeux. Ses espoirs s'effondraient en même que l'envie d'avouer à Bill ce qu'il ressentait pour lui.

S'il savait que j'ai tellement aimé ! J'aimerai qu'il recommence tout de suite. Demain aussi. J'aimerai pouvoir ressentir cette douceur pour toujours. Alors pour lui ce n'était que le coup final de sa provocation ? Une façon de m'achever en me couvrant d'espoirs durant quelques heures. Dans ce cas là il aurait du s'abstenir... Maintenant j'y ai pris goût...

- Et toi qu'est ce que tu voulais me dire ?, questionna timidement Bill.
- Ça n'a plus d'importance maintenant... (Tom)
- Comment ça ? (Bill)
- Rien, t'as tout gâché ! (Tom)
- Mais de quoi tu parles! Arrête de dramatiser deux minutes. Je t'ai simplement dis ce que tu voulais entendre.
- Tu te trompes.
- Je ne vois pas où tu veux en venir Tom.


Le blond s'approcha légèrement de son miroir. Il est trop tard pour revenir maintenant. La lumière s'infiltrant de la fenêtre l'ébloui doucement et il ne voit pas l'inquiétude remplir les yeux de Bill.

- Je sais que je ne devrais jamais te dire ça Bill, mais je ne te vois plus comme avant... (Tom)
- Je sais, je suis désolé. J'aimerai que tu oublie, je m'en veux tell- (Bill)
- Non, tu n'as pas compris,
le coupa Tom. Laisse-moi finir. Tu n'es plus mon jumeau Bill, tu n'es plus le double à qui je me confiais, tu n'es plus celui que je comprenais en un regard. Le visage de Bill se décomposait un peu plus à chaque mot de Tom, mais il n'osa pas l'interrompre. Non. Tu n'es plus tout ça. Tu es devenu bien plus pour moi. Je sais que je ne dois pas, qu'on ne doit pas mais quand je te regarde comme maintenant, je n'arrive plus à mentir. Tes yeux m'intimident. J'enregistre chacun de tes gestes comme le passage le plus important d'un film, pour être sûr de ne jamais oublier. Quand j'aperçois ton corps pourtant identique au mien je frissonne de désir. Et en plus je ne te comprend plus. Je ne comprend pas pourquoi tu m'ignorais ou encore pourquoi tu m'a provoqué, j'essaie de lire en toi mais je n'y arrive plus. J'ai seulement compris une chose. Je sais que c'est mal Bill mais quand tu m'a embrassé hier j'ai tellement cru que c'était sincère... J'ai pris conscience que je pouvais plus te le cacher, finit-il en baissant les yeux sur ses mains.
- Je... je ne sais pas quoi dire, je m'y attendais pas vraiment...
- C'est pas grave tu sais. Après tout à l'heure je n'espère plus rien. Sauf peut-être que ça ne change pas entre nous.
- Tom j'étais sincère.
- ?
- Quand je t'ai embrassé. Mais... tu n'as rien dis... j'ai pensé que je te.. dégoûtais.
- Non, jamais ! j'ai pas réalisé c'est pour ça.


Bill, maintenant plus sûr de lui, se colla à son frère en caressant délicatement sa joue de ses doigts fins. Il fixait les yeux noisettes de Tom comme pour lui demander la permission. Le dreadeux les ferma simplement, incitant par la même son double à continuer. Le brun frôla finalement la bouche de son frère de la sienne, et emprisonna le plus sensuellement possible sa lèvre supérieur. Il réitéra plusieurs fois ce baiser tout en douceur et en simplicité. La main tremblante de Tom se posa sur la hanche du chanteur l'invitant à approfondir cette agréable étreinte. Bill ne se fit pas prier et il laissa sa langue partir à la recherche de sa nouvelle conquête. Le blond avait déjà entrouvert sa bouche et elles s'emmêlèrent tendrement. Les doigts de leur main libre en firent autant, se compressant comme pour ne jamais se lâcher. Leur amour enfin libéré prenait une nouvelle forme par ce contact et cela pour le plus grand plaisir des deux amants. Le plaisir ne dura que quelques secondes et Tom se décolla de son frère.

- Je..., commença Tom.
- ... (Bill)
- Bonne nuit ! À demain Bill,
dit il finalement, un sourire scotché aux lèvres.
- Tu restes pas ? (Bill)
- Non, je... je préfère me remettre de tout ça calmement. (Tom)
- J'avoue que j'ai du mal à croire que c'est toi qui me dis ça ! (Bill)
- Oui moi aussi. (Tom)

Tom embrassa furtivement le beau brun avant de lâcher sa main qui était encore fermement agrippée à sa jumelle. Il ne manqua pas de le regarder une dernière fois en franchissant la porte et se dirigea vers sa chambre. Le c½ur plein et l'esprit vide.



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EDIT: j'ai quelques visites mais presque aucun com, s'il vous plait dites moi ce que vous en pensez! c'est la première fois que j'écris et j'ai constamment peur que ça ne plaise pas... n'hésitez pas à me conseiller !

EDIT 2: retournement de situation =) ça me fait trop plaisir, votre soutient m'aide beaucoup, merciiii <3. La suite dans l'aprem (enfin c'qu'il en reste) ou se soir, mais faut que je la tape pcq j'écris tout sur papier et j'ai trop la flemmmmme. Mais bon ça me fais trop plaisir que ça vous plaise alors je m'y met. Merciiiii

* Bananyaoi *

# Posté le jeudi 17 mai 2007 12:00

Modifié le dimanche 20 mai 2007 11:11

CHAPITRE 11

CHAPITRE 11
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #


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« sonnerie de téléphone » «- Allompf ? (Bill)
- Allo Bill, c'est moi. Ça va ? (Tom)
- Hum très bien.
- T'es réveillé ?
- Et bien maintenant oui, tu vois !
- Oups, désolé je voulais pas...
- Nan c'est rien...
après quelques secondes : tout va bien Tom ? il est... à peine 10h !
- Ouais et je suis déjà prêt ! Et... justement je t'appelais pour savoir si tu voulais descendre déjeuner avec moi ?
- Euh.. oui si tu attends une demi heure, le temps que je me prépare.
- Ça marche !
- Mais, fais le plutôt monter dans ta chambre, on sera plus tranquille...
- ... D'accord, je t'attend.»


Plus tranquille ? Ses mots ne me rassurent pas vraiment. À croire qu'il le fait exprès, je lui ai dit hier qu'il m'intimidait. Nous deux. Seuls. Je ne vais pas savoir quoi faire... Je téléphone à l'accueil pour le déjeuner, ça me détresse un peu de penser à autre chose... Quelques minutes puis j'ai finit de passer l'exigeante commande. Pour le prix qu'on paye, on peut bien ce le permettre ; sur ce point là je n'ai aucun scrupule. Maintenant je m'attaque à la chambre. Je sais qu'on est ici seulement depuis hier mais c'est un vrai capharnaüm. J'ai mis au moins une demi heure à m'habiller ce matin, j'ai du renverser toutes mes valises sur les canapés. Rien de bien extraordinaire. Je veux juste plaire à Bill. Finalement tout est vite prêt : du déjeuner au ménage : c'est parfait. Je l'attend déjà alors qu'il ne devrait pas se pointer avant minimum dix minutes. Je tourne, tourne et retourne dans la pièce qui me paraît soudainement petite. J'ai beau réfléchir mais je ne vois vraiment rien d'autre à faire. Je me demande ce que je fais d'habitude quand je ne dors pas, je dois m'ennuyer à mourir. J'ai mal au ventre c'est insoutenable et tout ça pour mon frère ! Je stresse parce que je vais voir mon frère ! J'essaie de m'imprégner du ridicule de la situation pour m'apaiser quelques instants. Je m'allonge sur le lit et je compte les motifs imprimés sur le mur, ça m'occupe, c'est déjà ça. Soudain quelqu'un frappe et je sursaute de surprise alors que je n'attendais que ça. Je redeviens en une fraction de seconde exactement comme avant. Non, pire qu'avant. Tellement pire que j'hésite même à lui ouvrir... Il frappe à nouveau.

- Tom ? Tu m'ouvres ? (Bill)
- Euh... oui, oui, j'arrive. (Tom)

Je n'ai plus le choix et je me dirige vers la porte, quand je l'ouvre j'aperçois Bill dans l'encadrement. Evidemment. À quoi je m'attendais ? Il n'allait pas disparaître !
Il est rayonnant. Sa beauté me frappe et je m'en veux de ne jamais l'avoir remarqué avant. Il s'approche de moi et je le vois hésiter ; puis l'envie prend le dessus sur la crainte et je lui vole un rapide baiser avant de me reculer pour lui faire place. Je vois un sourire s'afficher sur son visage lorsqu'il aperçoit le déjeuner prêt et agréablement disposé sur la table basse du salon.


- Oh merci Tom, c'est trop gentil ! J'ai super faim en plus ! (Bill)

Je ne répond pas, je suis derrière lui, devant la porte que je viens de refermer. Il se retourne et m'attrape la main pour me faire avancer jusqu'au sofa. On s'installe confortablement sur le canapé et j'allume la télé pour boucher un éventuel silence. Effectivement il a très faim, à peine a t-il enlevé sa veste qu'il se jette littéralement sur la nourriture. Moi j'attend. J'ai faim d'autre chose...

- T'as tort de pas manger, c'est super bon ! Il y a tout ce que j'aime ! s'exclame Bill, en finissant un pain au chocolat.
- J'ai pas très faim. (Tom)

Bill se stoppe pour me regarder attentivement. Moi je fixe mes mains, je suis un peu gêné.

- Ça va pas ? (Bill)
- Si, si. Ça va très bien. Pourquoi ? (Tom)
- Je sais pas, tu parais... distant. (Bill)
- Non je pensais, c'est tout. (Tom)
- Ah. Et tu pensais à quoi ? (Bill)
- À toi. (Tom)
- Vas-y, approfondis. (Bill)
- Je me disais simplement que j'avais envie de t'embrasser,
dit-il en levant les yeux vers son frère, qui s'était doucement rapproché de lui.
- Embrasse-moi alors. (Bill)

À ces mots, le blond tendit lentement ses lèvres vers son jumeau tout en fermant les yeux pour apprécier leur contact. Tom frôlait simplement les lèvres de l'androgyne et cet effleurement le comblait déjà énormément. Heureux, il approfondissait petit à petit le baiser, laissant sa langue se balader dans les alentours alors que la main de Bill prenait appui sur le canapé et s'approchait dangereusement du postérieur de son amant. Tom frissonna lorsque la main eu atteint sa cible et il glissa la sienne dans la nuque du brun pour resserrer leur étreinte. Leur baiser s'intensifiait et il s'abandonna à des caresses plus torrides en se promenant sur la cuisse de son homologue. Sa main s'aventurait à chaque aller un peu plus haut et Bill devenait de plus en plus excité. Leurs baisers étaient presque violent. Tom balançait sa tête de gauche à droite pour laisser sa langue rentrer et sortir un peu plus sauvagement à chaque fois dans la bouche de son vis-à vis. Finalement à bout de souffle Bill se détacha de son frère et se leva du canapé, l'entraînant avec lui par la main. Tom l'embrassa à nouveau et s'avança pour le faire reculer jusqu'au lit. Les bras du chanteur étaient enroulés autour du cou de son amant alors que les mains de celui-ci descendaient lentement le long du dos de son frère, pour finalement s'agripper fermement à ses fesses. Après quelques mètres difficilement parcourus sans se lâcher, les mollets de Bill percutèrent le lit et il se retrouva assit. Il se recula légèrement pour être entièrement allongé dessus. Il était sur le dos, ses avant-bras le soulevaient, lui permettant ainsi de contempler le beau blond qui se dressait devant lui. Celui-ci le fixait fortement, avide de désir, ne sachant plus très bien ce qu'il devait faire. Finalement il s'allongea sur Bill, entremêlant leurs jambes. D'une main délicate il le poussa à se coucher complètement, prenant ensuite appui sur ses bras positionnés de chaque coté de la tête du brun. Il laissa une distance raisonnable s'imposer entre leurs deux visages. Les mains soigneusement manucurées de l'androgyne se relogèrent dans la nuque de son guitariste, lui caressant doucement les dreads. le blond reprit confiance en lui, laissant de coté sa mauvaise conscience pour profiter de ce moment privilégié. Il reposa ses lèvres sur leurs doubles et les deux amants recommencèrent à s'embrasser. S'embrasser à n'en plus finir. Ils étaient heureux. L'amour remplissait leurs c½urs alors que le désir prenait possession de leurs corps. Les mains de Bill, un peu trop pressées, firent route sous le tee-shirt de Tom, appréciant ainsi la douceur de sa peau blanche, quand quelqu'un frappa à la porte. Quelqu'un qu'ils maudirent tous les deux en silence tandis que leur étreinte ne se desserrait pas. Devant l'impatience de leur visiteur, Tom se leva tout de même, laissant un Bill, essoufflé par leurs baisers, allongé sur le lit.

- C'est qui ? demanda-t-il en réajustant son large tee-shirt.
- C'est Gustav... je cherche Bill depuis un moment et je... tu m'ouvres ou quoi ?
- Euh attends deux minutes, je... euh... je m'habille. (Tom)
- Mais qu'est ce que tu fabriques ?
s'étonna Bill dans un murmure.

Il s'était assis sur le lit et observait le manége de son frère non sans questionnement. Celui-ci lui répondit simplement en posant un doigts sur ses lèvres, lui réclamant ainsi le silence.

- Euh.. tu disais Gustav ? Bill ? Quoi ? (Tom)
- Ben je sais pas, il est pas dans sa chambre et il répond pas au téléphone et comme on ne vous a pas vu ni hier, ni ce matin, on commençait à se poser un peu de question. Vous passez pas votre vie à dormir quand même ? (Gustav)
- Non, t'inquiètes. (Tom)
- Alors ? (Gustav)
- Alors quoi ? (Tom)
- Et bien, tu sais où il est ? (Gustav)
- Ah. Oui, il va bien, vous faites pas de soucis. (Tom)
- Ok et... il est où ? (Gustav)
- Euh, il est...


Tom, toujours derrière la porte, adressa un regard à son frère pour savoir la réponse qu'il devait donner. Celui-ci se contenta de hausser les épaules dans une moue de désintérêt. Qu'est ce que ça pouvait faire à Gustav de savoir qu'ils étaient dans la même chambre ? Ils sont frères, rien de tellement choquant. Mais Tom, assommé par les doutes, avait sans cesse l'impression que le moindre geste ou la moindre action pourrait trahir leur relation, pourtant très récente.

- Ouh ouh, Tom ? Tu t'es endormi ? s'impatienta Gustav.
- Non, non. Il est... ici. (Tom)
- Ah ok. Je vous laisse alors. Oubliez pas de descendre pour venir manger avec nous à midi, David à réservé dans un superbe resto. (Gustav)
- Bien sûr. On arrive dès qu'on est prêt. Tu... tu veux que je t'ouvre ? (Tom)
- Non c'est bon, habille-toi. J'y vais, à tout à l'heure. (Gustav)
- Oui, salut. (Tom)


Tom, toujours positionné à quelques centimètres de la porte, revint s'asseoir au près de Bill, ses yeux encore plongés dans l'incertitude.

- Qu'est ce qui se passe Tom ? (Bill)
- C'est rien... c'est juste que... comment ils vont réagir ? (Tom)
- Tu te poses trop de questions. On est, on est... enfin on fait ça que depuis hier. (Bill)
- Oui mais je n'ai pas envie que ça s'arrête alors il faudra bien y penser. (Tom)


Bill s'approcha par derrière et vint enrouler ses bras autour des épaules de son jumeau, laissant ses lèvres se balader sur son cou... dans cette étreinte rassurante, il ajouta simplement :

- Laisse faire le temps... crois moi. (Bill)

Ils restèrent quelques minutes serrés l'un contre l'autre, le désir faisait place au besoin d'affection dont ils n'avaient pu profiter durant ces dix-sept dernières années. Ils s'étaient retrouvés comme une évidence et maintenant ils saisissaient ce moment comme si c'était le dernier.
Après cet instant bien mérité, ils descendirent rejoindre les autres, les mains et le c½ur liés; mais à fin d'éviter le regard des autres, Tom se dégagea de la proximité de son frère à l'ouverture des portes de l'ascenseur.

Je ne m'attendais pas à mieux, mais bon tout de même. On s'est rapproché seulement depuis hier soir et il en a déjà honte ! Je ne comptais pas m'afficher tout de suite avec lui, néanmoins un peu plus de délicatesse de sa part ne serait pas de refus... Les autres sont déjà dans le Hall. On se dit tous bonjour, et nous montons dans la voiture, accompagnés de David. Traités comme des princes, comme toujours, il nous conduit dans un somptueux restaurant. Gustav avait raison, la classe et le luxe sont au rendez-vous. Des fois je me demande ce qu'on fou dans des endroits pareils. Quatre gamins comme nous. Oui, parce que au fond c'est ce que nous sommes, la célébrité ne nous a pas apporté dix ans de maturité. Un petit peu d'indépendance et de spontanéité manquent franchement à notre mode de vie. On pourrait me trouver égoïste, je touche la chance que des milliers de personnes voudraient atteindre et je trouve encore le moyen de me plaindre mais la perfection n'est pas ce que tout le monde recherche ? Il n'y aurait plus d'intérêt à vivre si nous avions tout ce que nous souhaitons. Alors je continue à me lamenter. Intérieurement bien sûr, je ne veux pas que l'on sache que je suis riche, célèbre, beau et en plus insatisfait, on risquerait de me prendre pour un gosse pourri-gâté. Puis aujourd'hui tous ces sentiments s'estompent doucement puisque la perfection je l'ai trouvé. La perfection c'est Tom. Même si je n'ai pas le droit de goûter à cette perfection là.
On est tous les cinq assis à une table parfaitement couverte. J'ai beau chercher je ne vois rien qui manque. Ce restaurant est tellement fastueux que les prix ne sont même pas affichés sur les cartes. Je n'ose pas demander à David le prix de ce repas, ça serait trop impoli et au fond je sais qu'on peut aisément se le payer. Ça me gêne tout de même d'être ici. Il y a des milliers de gens qui meurent de faim et moi je suis là, posté à cette table alors qu'un mac do avec les autres me satisferait amplement.

Ma main glisse discrètement sous la table pour rejoindre celle de Tom. J'entremêle et serre nos doigts, puis essaie de le rassurer par mon regard. Je sais qu'il est inquiet : le moindre problème, la moindre marche à surmonter l'effraient mais aujourd'hui on est deux. Et tous les deux, personne ne nous arrêtera, personne ne nous détruira, j'en suis sûr. Il suffit simplement d'y croire...



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* Bananyaoi *

# Posté le dimanche 20 mai 2007 14:05

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 12:58

CHAPITRE 12

CHAPITRE 12
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #



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Ça fait déjà deux longues heures que ce repas dure. Bill soupire discrètement pour me montrer qu'il s'ennuie à mourir. Moi aussi j'en ai marre. Je compte les gorgés de cafés que les trois autres avalent goulûment, normalement on devrait bientôt pouvoir se sauver... Ce soir : concert, demain : concert et après une semaine à l'appartement avec Bill ! J'ai hâte qu'on réapprenne à se connaître et qu'on puisse passer un peu de temps tous les deux. Le nouveau Bill me plaît beaucoup mais j'avoue que je ne sais plus vraiment si je dois agir comme si on était ensemble. Faire un couple avec son frère n'est pas franchement banal et on a pas encore pu réellement en parler.

- Vous avez finit les gars on peut y aller ?, questionna David.
- Oui, bien sûr ! se précipita-Tom en se levant, nous sommes prêts.

C'est un peu impoli mais au moins c'est efficace.
David laisse un pourboire bien mérité au serveur et lui adresse discrètement en sortant « mettez ça sur mon compte ». Je n'y était jamais venu mais apparemment lui est un habitué. Ça ne m'étonne pas vraiment, il a des contacts aux quatre coins de l'Allemagne. On est pas très en avance et on file directement en répétition. Aujourd'hui nous jouons à Nuremberg et exceptionnellement ils nous ont dispensé d'interviews. Mais bon, demain direction Munich et il paraît qu'on en aura deux fois plus que d'habitude parce qu'on ne descend pas souvent dans le sud. Je suis blasé de répondre constamment aux mêmes questions, toutes plus inutiles les unes que les autres. On devrait songer à organiser une sorte de conférence où tous les journalistes pourraient se servir à volonté. Comme ça on aurait la paix pendant au moins quelques semaines et au point où j'en suis c'est toujours bon à prendre !



(......)


La répétition se passe normalement, c'est presque la routine, c'est presque les même gestes au quotidien... Ça peut paraître étonnant à dire mais quand l'exceptionnel devient habituel, la vie prend une tournure ennuyante. Heureusement que j'aime ce que je fais. Oui, heureusement. Quand je chante plus rien ne compte, plus rien n'est rationnel. Je suis drogué de ce sentiment. Et c'est grâce à ce plaisir que je me rend finalement compte que les obligations du métier en valent la chandelle. Je me contredit mais je n'y peux rien, c'est moi, je suis un insatisfait finit. Cette drogue c'est ma vie et croyait moi, mon sevrage n'est pas pour demain. J'en suis dépendant et ça me plaît.
Il y a d'autres dépendances auxquelles nous n'avons pu échapper. « Sexe, drogues et alcools », quand on est jeune et riche, c'est bien le credo, non ? Consommer c'est vivre. Alors, quand notre entourage en est gavé, tout est prétexte à la tentation. La drogue, j'ai eu la chance de voir ses effets sur un toxicomane avant d'en goûter le plaisir. C'est clair que ça vous refroidit rapidement. Les autres, nous en avons tous pas mal abusé. Mais lorsqu'on a dix-sept ans et que l'on doit à longueur de journée faire preuve de convenance, comment résister ? Moi je n'en ai pas été capable... puis le plaisir n'est pas forcement un péché. En tout cas j'espère que Tom sera me faire changer parce que aujourd'hui mon seul plaisir, c'est lui.


- Super ! C'était génial, vous êtes au top ! s'exclame David, donc exceptionnellement je vous libère jusqu'à 20h. mais ne vous éloignez pas de trop tout de même, puis il y a largement de quoi se détendre ici !
-Oh ça va, pas la peine de se réjouir autant! Il est déjà 18h30, ça nous laisse pas le temps de faire grand chose,
se plaignit Bill.
- Pourquoi, t'as des projets ? (David)
- Euh,
hésita t-il en regardant brièvement Tom, non pas spécialement... (Bill)
- Bah alors, c'est ce que je disais. Je vois que tu es un peu sur les nerfs, vas te détendre ! (David)
- Ouais... (Bill)


Finit! Hourra! On sort enfin de la salle, qui est assez petite par ailleurs. Elle doit pouvoir contenir deux milles personnes maximum. Il y a deux ans je n'aurais jamais dit ça... Tout le monde change. Apparemment les alentours ne sont pas aussi spacieux que David l'insinuait, il n'y a qu'une loge pour quatre, dommage... Bill paraît aussi déçu que moi, on va devoir attendre encore un peu à fin d'être seul.

- Alors on fait quoi ?, questionna Gustav.
- À part bouffer ou dormir je vois pas, se lamenta Tom en s'affalant sur le canapé le plus proche.
- Moi je vois. (Bill)

Tom ouvra grand les yeux vers Bill, espérant qu'ils ne pensaient pas à la même chose, même si dans le fond il en était persuadé. La lueur qui transperçait ses prunelles ne laissait effectivement aucun doute quant à ses attentions.

- Ah oui ? Quoi ?, se réjouit Georg.
- Rien ! On va faire un tour Tom ? (Bill)
- Eumhh... (Tom)
- Ok, c'est partit! Nous attendez pas. (Bill)


Il attira son frère par la main en dehors de la loge. Il marchait d'un pas rapide et déterminé sans même se soucier de la masse qu'il traînait péniblement. Il ralentissait à chaque porte et tournait sans arrêt sa tête dans tous les sens.

- Bill ! Mais qu'est ce que tu cherches ? (Tom)
- Un coin où l'on sera tranquille. (Bill)
- Pourquoi ? (Tom)
- Pourquoi ?!,
demanda t-il en se retournant, mais pour pas que je te plaque contre le mur de ce couloir pour t'embrasser sauvagement ! (Bill)

Tom était agréablement choqué par la remarque de son double et se surprit à avoir des idées tout aussi déplacées que lui.

- Hmm, trouvons un placard ou n'importe quoi d'autre. (Tom)
- Regarde ce couloir : Il n'y a que des loges personnelles ou pour les tenues et le maquillage, en plus c'est super classe. Tu crois vraiment qu'ils rangent leurs balais dans un endroit pareil ? (Bill)
- Non, t'as sûrement raison,
aquiesca Tom, on fait quoi alors ?
- Euh... (Bill)


À cet instant une personne, semblant appartenir au personnel de service, sortit d'une des multiples portes du couloirs qui s'offraient à eux.

- S'il vous plaît ?, demanda Bill.
- Oui ?
- Pourriez vous nous indiquer où se trouvent les toilettes ? (Bill)
- Oui bien sûr. Vous allez tout droit, puis au fond du couloir c'est à gauche, puis encore à gauche.
- Merci beaucoup.
(Bill)

Bill repartit aussitôt à la même allure que précédemment, traînant Tom agrippé à sa main.

- Des toilettes ! T'aurais pas trouvé plus romantique !, ironisa Tom.
- Depuis quand t'es romantique toi !?, s'étonna t-il sans s'arrêter.
- Depuis que je t'aime. (Tom)

Bill cessa instantanément tout mouvement, il était paralysé et on ne peut plus déconcerté. Cette fois ci c'est Tom qui venait de le surprendre. Et bien, même. Sans relâcher leurs doigts, il se retourna doucement.

- Pardon ? (Bill)
- Rien. On ferait mieux de se dépêcher. Tu te souviens de ce qu'à dit David ? On a pas beaucoup de temps.


Tom le traîna à son tour et ils reprirent le chemin des toilettes, bercés par leur silence, leur amour lié par leurs doigts moites qui s'entremêlaient tendrement.


(......)


- Ils sont bizarres, hein, constata Georg.
- Ouais et j'ai peur de savoir pourquoi. (Gustav)
- Pourquoi ? (Georg)
- Nan rien, c'est juste une idée comme ça... (Gustav)
- Gus ! Vas-y dis ! Tu sais combien je suis curieux ! (Georg)
- Désolé mais je peux pas. Si je me plante tu vas me prendre pour un taré. (Gustav)
- Comme tu veux,
dit-il en croissant les bras.
- Georg ! Je dois encore me faire du soucis pour rien, crois moi... Boudes pas ! (Gustav)
- Ok. (Georg)
- Rooh t'es chiant des fois, tu sais ! Allez viens, on va manger, je crève la dalle. (Gustav)


(......)


Un peu plus loin dans un toilette isolé...

Deux fines silhouettes. Deux visages identiques. Deux bouches n'en formant plus qu'une. Deux hommes s'aimant à la folie et se laissant aller à leur désir, s'enivraient de leur plaisir commun.

Tandis que le blond s'appuyait contre la paroi, son double se soutenait à son cou, le couvrant par la même de baisers infinis. Les mains de Tom fermement agrippées aux hanches de son partenaire remontaient pour s'infiltrer discrètement sous son fin tee-shirt. Dans un mouvement de plaisir, il balança sa tête contre le mur non sans relâcher un soupir significatif. Bill profita de l'occasion pour accentuer ses caresses buccales. Sa langue descendait de son oreille au creux de son cou, laissant parfois ses dents marquer leur territoire. Les bruits humides que provoquait ses suçons n'avaient que pour effet de faire suffoquer un peu plus le beau guitariste...

- Anheuuh... Bill ? (Tom)
- Hum ? (Bill)
- J'ai... hmm... envie de toi.
- Moi aussi..., mais... pas maintenant... pas ici,
souffla t-il sans s'arrêter.
- J'en peux plus Bill... (Tom)

Son visage se crispait doucement sous le plaisir et ses mains remontaient maintenant sur le dos nu de Bill, le griffant inconsciemment par endroit.

- Patience... (Bill)

Leur désir réciproque se frotter l'un contre l'autre en même temps que leur corps et Tom se faisait force pour ne pas violer son frère dans cet endroit peu confortable. Finalement Bill s'extirpa de l'emprise de son blondinet.

- Qu'est ce que tu fais ? prononça Tom, entre deux tentatives de baisers.
- Faut qu'on y aille, il glissa sa main dans sa poche pour en ressortir son portable, il est déjà 19h30 !
- Pourquoi ?, s'inquiéta t-il en s'accrochant à son tee-shirt.
- On a pas mangé et il nous reste une demi heure. (Bill)
- Pas grave,
ajouta t-il en l'embrassant. Moi j'ai faim de Toi. (Tom)
- Arrête.
(Bill)

Bill s'enleva à contre c½ur des toilettes, emportant avec lui un Tom légèrement vexé.

- Allez, souris !... ce soir, dit-il, dans un clin d'½il.

Le blond lui sourit doucement et ils se dirigèrent vers les loges en se lâchant les mains d'un commun accord silencieux, à la vue de l'agitation qui prenait place dans les couloirs.


_______________________________________

Dites moi ce que vous en pensez, hein !

* Bananyaoi *

# Posté le mardi 22 mai 2007 17:16

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 12:57

CHAPITRE 13

CHAPITRE 13
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #


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- Ah, enfin !, s'exclama Gustav. Vous étiez où ?
- On visitait, dit simplement Bill. Vous seriez étonné de voir à quel point c'est grand ici !
- Vous nous avez laissé des trucs à manger au moins,
se pressa Tom.
- T'inquiète avec ce qu'ils ont prévu vous n'allez pas mourir aujourd'hui ! (Gustav)

Ils se dirigèrent vers le buffet disposé au fond de la pièce.

- Ouah ! Rien que de regarder ça, j'ai trop trop faim ! s'exclama Tom.
- Oui t'as toujours faim Tom ! se moqua Georg.

Trop empiffré pour pouvoir répondre il se contenta simplement de se goinfrer encore plus avec tout ce qui lui passait sous la main. Bill le regarda avec amusement et entama aussi son repas, bien plus léger.


(......)


On a à peine finit que David débarque pour nous envoyer au maquillage. Tant que je n'ai pas le ventre vide ce n'est pas grave. Il me brusque un peu même si je lui assure que j'en ai pas pour longtemps. Les autres ont l'air de vouloir rester scotchés ici, je sors donc en premier pour les motiver un peu.
Tom me tire par le bras pour nous mettre en retrait, comme ça on peut parler tranquillement. Alors que je tente d'évacuer mon stress en lui racontant des choses sans grands intérêts, je sens une main baladeuse se poser sur mes fesses. Gêné, je rougis.


- Hey ! (Bill)
- Ben quoi ? je veux vérifier si elles sont aussi fermes que les miennes ! ^^ (Tom)
- Ah vraiment... alors ? (Bill)
- Ça va, c'est de la bonne marchandise ! (Tom)
- Ooh ! je-
- Les gars, vous foutez quoi là ? allez on se bouge un peu !! on est pas en avance !
s'énerva David.

Il est encore plus stressé que nous avant les concerts, c'est dingue. Tom me fait un clin d'½il un peu trop pervers et se dirige vers la loge indiquée par David. Moi je n'ai pas besoin des services de leurs maquilleuses, elles se croient toujours meilleures que toi et le résultat est un massacre. Je vais directement à la loge « vêtements », j'ai toutes mes affaires dans mon sac. Il y aura sûrement des miroirs, c'est mieux ainsi. Seulement deux minutes que l'on s'est quitté et Tom me manque déjà. C'est sidérant...


(......)


La chaleur des lumières m'étouffe. Je transpire comme pas possible et je déteste ça. J'ai du quitter le confort de la climatisation, dans quelques secondes je rejoins les autres qui ont déjà pris place sur scène. J'ai peur mais ça fait longtemps que je n'ai pas été aussi heureux et de bonne humeur, et ça, ça me motive plus que jamais. Je crois d'ailleurs que c'est la première fois que je le suis autant sans que se soit grâce à la musique. Tom ne m'avait pas dit qu'il avait des pouvoirs psychotropes.
Le décompte est tombé et j'entend ma voix retentir dans toute la salle. Sensations explosives et stress excitant. Je retire tout ce que j'ai dit, ce métier est vraiment orgasmique !



(......)


Bill venait juste de s'asseoir lorsque les trois autres apparurent. Tom était rentré (limite) en courant pour s'affaler sur le canapé en face de son double.

- Alors ? demanda Bill.
- C'était super ! ça ma trop motivé !! s'excita Tom.
- Ouais c'était génial mais je suis complètement claqué. Mpfm. (Gustav)
- Moi aussi, on va se coucher ? (Georg)
- Quoi ?! vous allez pas en boîte ?
s'étonna Tom.
- J'irais bien, sans vous on a plus de possibilités !, sourit Georg. Mais là je tiens à peine debout.
- Euh, j'appelle un taxi alors ?
demanda Bill. Parce que si on attend David pour rentrer avec le chauffeur, vous dormirez tous sur le tapis ! XD

On part discrètement tous les quatre en direction des sorties se trouvant à l'arrière du bâtiment. Pas de fans hystériques se soir, nous avons mieux à faire. On monte dans le taxi, enfin c'est presque un mini bus. Très spacieux les sièges sont des fauteuils individuels et je n'ai d'autre choix que de garder mes distances avec Tom. Il est, soit dit en passant, horriblement attirant. Non pire, horriblement excitant. Je suis en admiration devant lui. J'ai l'impression d'être un de ses fans, ou du moins de les comprendre. Sauf que Moi je peux l'avoir. C'est l'étrange sensation de n'avoir qu'une seule envie qui guide vos sentiments. Le toucher, le toucher, le toucher, le toucher et enfin l'embrasser. Puis... plus si affinité. Cette envie difficilement contrôlable grandit en moi au fil des jours. C'est comme la pollution, comme le réchauffement de la planète, comme la dette de l'état, c'est irrémédiable, ça augmentera toujours.
Cette envie est triplé par l'amour qu'il me porte. Ou du moins je l'espère parce que je n'avais jamais ressenti ça encore. Sa moindre caresse me procure des frissons inimaginables.
Je le regarde. Il observe le paysage sombre à travers la vitre et moi j'ai juste soif de lui.



(......)


On prend l'ascenseur et on se dirige silencieusement vers nos chambre. Georg et Gustav parce qu'ils sont trop fatigués pour en placer une et nous parce que nous savons que dans quelques minutes nous aurons toute la nuit pour parler. Toute la vie, même. Les autres entre dans leurs chambres tandis que je sors ma carte pour ouvrir la mienne. J'entre et instinctivement je tend mon bras dans le vide en vue de trouver l'interrupteur, mais je sens la main de Bill m'en empêcher. Il referme la porte sans desserrer son emprise autour de mon poignet.

- Je crois qu'on en a plus besoin maintenant. (Bill)

Je cherche son visage dans le noir et je l'entoure de mes mains. Mes pouces caressent doucement ses joues, je ne suis pas pressé, j'ai tout mon temps pour l'aimer et pour le lui montrer. Je le regarde. Il me regarde. On ne se voit pas mais on se devine. Toujours en douceur j'emprisonne ses lèvres. Un simple baiser pour me faire désirer. J'aime être désiré. Puis je me détache et je recule. Je l'entend qui essaie de me suivre toujours plongé dans l'obscurité, laissant peser une sorte d'intrigue entre nous. Il me cherche, je le fuit et vice versa. Se faire attendre pour mieux s'aimer. C'est frustrant mais c'est tellement bon. Je commence à connaître la chambre, j'arrive sans difficultés au lit et je m'allonge silencieusement dessus. J'entend ses pieds se frotter contre le sol, il avance progressivement sans savoir vraiment où il va. Après tout il n'est resté que peu de temps ce matin et on était plutôt occupé. Puis de toute façon c'est lui qui n'a pas voulu allumer la lumière alors qu'il assume ! Soudain un bruit sourd et un léger mouvement sur le matelas m'indique qu'il a quand même finit par trébucher. Je souris.

- Arrête ! (Bill)
- Quoi j'ai rien fait !! (Tom)
- Si, tu te moques de moi ! (Bill)
- Mais non, je te jure. (Tom)
- Tom ! (Bill)
- Bon. Rien qu'un peu, mais t'es tellement mignon ! (Tom)
- Mais bien sûr ! (Bill)


Il est à quatre pattes et je le sens s'avancer au dessus de moi. Lorsque son visage se trouve face au mien, il s'assit sans aucune gêne sur mon entrejambe. Je soupire et me cambre légèrement. Il me fait attendre et ça m'excite encore plus. Pour les personnes qui croient que les hommes ne pensent qu'avec leur sexe, il faudrait le leur confirmer. Mais quand l'homme le plus beau du monde vous aguiche de cette façon avec quoi d'autre voulez vous réfléchir ? Je pose mes mains sur ses cuisses qui sont de chaque côté de mon bassin. Ses cheveux caressent mon visage et cette fois je n'en peux plus. D'une main je m'accroche à sa nuque et je l'embrasse fougueusement. Cette sensation de douceur humide je ne m'en passerais sûrement jamais... J'attrape le bas de son tee-shirt devenu trop gênant mais il m'en empêche. Encore. Il est contradictoire se soir.

- Tom, tu sais pour ce que tu m'a dit tout à l'heure. (Bill)
- Euh... quand ? (Tom)
- Dans le couloir avant le concert... (Bill)
- Ah.. oui. (Tom)


J'ai peur.

- Moi aussi je t'aime. (Bill)

Je souris et je redouble de baisers, je suis tellement heureux. Il me laisse enlever son tee-shirt et mes mains ne s'arrêtent plus de le toucher. Sa peau est tellement agréable. J'ai envie d'allumer la lumière pour l'admirer mais je me retiens. Je sais qu'il préfère cette obscurité. Elle donne un côté romantique au plaisir. Elle le magnifie en quelque sorte.


Après quelques minutes sans s'arrêter de s'embrasser, le brun se décide enfin à balancer la casquette à laquelle il ne cesse de se cogner. Parti sur sa lancée, il lui arrache son bandeau et lui remonte le tee-shirt jusqu'à la moitié du ventre. Il se détache brusquement des lèvres de son guitariste pour descendre sa tête sur ses abdos dénudés. Doucement il y dépose sa bouche et commence à lécher sensuellement ce torse faiblement musclé. Ses lèvres chaudes suivent le tee-shirt qu'il fait remonter. Il tente à certains endroits de le mordre pour lui faire communiquer son excitation. Rempli de désir, il finit ses baisers dans le cou de sa victime alors qu'il lui enlève totalement son tee-shirt pour profiter pleinement de sa peau. Le guitariste fait glisser ses doigts sur les fesses de Bill en les massant explicitement. Le chanteur est un peu gêné mais le désir l'emporte vite et il se met à onduler son bassin sur celui de son jumeau, d'un façon plutôt... sexuelle.
Caresses enivrantes et étranges vertiges.
Tom a atteint son sommet de résistance. Son frère lui donne trop et pas assez à la fois, ça en devient insupportable. Il le prend par les épaules et le balance à côté de lui. En quelques secondes il se jette à califourchon sur le chanteur. Celui ci paraît au début un peu surpris mais se laisse faire. Tom caresse ses cuisses à travers son jean alors que sa langue descend lentement, trop lentement le long de son corps. Sans oublier de lui mordiller gentiment les tétons il atteint enfin le nombril. Il reste suçoter cet étrange creux dont l'intérieur déformé ondule doucement sous les pressions de sa langue. Ces mains s'attaquent successivement à la boucle de sa ceinture, au bouton de son jean et à sa braguette, pour laisser enfin le vêtement quitter ses fines jambes. Il se positionne à genou entre elles et délicatement dépose une de ses mains sur la virilité de son frère. Déjà bien excité, Bill s'agrippe violemment aux épaules du dreadeux et sa respiration se saccade de plus en plus rapidement...

- Hannnn Tomm... (Bill)
- Oui ?,
souris l'intéressé.
- Rien, con- continue... (Bill)

Il retire sa main pour venir titiller l'élastique du boxer, qu'il enlève accompagné des frémissements d'impatience de son jumeau. Bill ressent toujours cette gêne, celle d'être nu devant son frère, excité comme jamais et en plus à sa merci. Il y a aussi un peu de honte. La honte et la peur de ne plus plaire à celui qu'on aime. Ces sensations s'échappent totalement de son esprit au moment où Tom se saisit délicatement de son sexe. Toujours perché au dessus de l'intimité de Bill, il fait glisser ses doigts le long de la verge le faisant haleter bruyamment. L'androgyne accroche ses mains dans ses propres cheveux et laisse son corps se cambrer à volonté. Le blond, heureux de voir son frère totalement dépendant de lui, dépose ses lèvres au bout de sa virilité sans cesser ses vas et viens. Bill a perdu tout complexe et se laisse entièrement fondre sous les caresses de son jumeau...

- Huummm TOM !.. (Bill)
- ... (Tom)
- En-... encore.. HAN !
(Bill)

Tom sort doucement sa langue pour accentuer le plaisir se dégageant déjà de ses mouvements. Sous la demande de Bill il s'active un peu plus et resserre la pression qu'exerce sa main. Par peur et non par dégoût il retire sa bouche du gland du chanteur et embrasse son ventre en accélérant toujours un peu plus. Les hurlements du brun résonnent maintenant fortement dans la chambre. Encore quelques minutes et il se libère dans la main de Tom en poussant un cris légèrement efféminé mais surtout très érotique...

- HANnnn..OUIII.. Humahah... mmmmmhannnnnh TOOOM ! (Bill)

Tom regagne les lèvres de son amant, toujours autant excité.

- À ton tour maintenant... (Bill)

Bill était plutôt entreprenant, cette première expérience venait de lui faire reprendre confiance en lui. Son frère en devint presque intimidé.

- Tu sais t'es pas o- (Tom)
- Tais-toi et embrasse moi. (Bill)


Le chanteur fait descendre le dreadeux de lui. Ils s'allongent tous les deux de profil, l'un en face de l'autre, alors que leurs langues se regoûtent à l'infini. Soutenu par un bras, Bill laisse sa main libre aller déboucler la ceinture de Tom, qui retenait à elle toute seule son baggy. Aidé de Tom le pantalon tombe par terre et le brun ne prend pas la peine de le faire languir plus longtemps : sa main s'infiltre sensuellement dans son boxer. Le concerné stoppe leurs baisers quelques secondes, le temps d'apprécier pleinement ces attouchements. Toujours sur le côté il s'allonge complètement et passe une de ses mains dans les cheveux ébènes de l'androgyne pour l'encourager à continuer. Bill commence un léger mouvement pendant que sa bouche suçote le cou de son amant. Il adore faire ça. Il se débarrasse bien vite du boxer qui le gêne dans sa tache . Il rattrape, de ses doigts manucurés, cette virilité totalement gonflé par le désir et l'attente et la laisse délicatement glisser dans sa main. À peine quelques caresses et Tom gémit le prénom de son frère. Bill accélère les mouvements de sa main pendant que sa bouche coule le long du corps du blond pour finir sur le bas de son ventre.

- Han Biiill ! hmmm... encooore..

La vapeur de leur corps se répand dans la pièce tel un parfum exotique, tel une fumée enivrante dans laquelle ils s'efforcent de se perdre. La main de Tom toujours dans les cheveux de son chanteur en agrippe fermement une poignée et il le pousse à légèrement descendre sa tête. Sans retirer sa main Bill ajoute ses lèvres à son mouvement. L'union des deux crée d'intenses frissons chez le dreadeux qui n'essaie même pas de retenir ses plaintes. C'est l'extase à l'état pur. Le brun fortement encouragé par cette tornade de gémissements que laisse entendre son frère, ôte ses doigts pour englober entièrement son sexe et ainsi le faire monter encore plus haut. Quelques minutes de vas et viens où il s'amuse à faire varier vitesses et pressions et Tom se libère à son tour. L'androgyne grimace un peu mais consent à avaler l'âcre liquide. Encore agenouillé aux côtés du blond il l'observe reprendre son souffle puis remonte pour retrouver les chaudes, très chaudes lèvres de son jumeau et l'embrasse amoureusement. Trop épuisé pour faire autre chose, il se loge dans les bras ouverts de Tom et fait glisser sa tête dans son cou. D'une main il s'accroche à son bassin pour le sentir encore plus proche.

Doucement ils s'endorment bercés par la mélodie de leurs respirations et le sublime refrain de leur amour.



_________________________________________

EDIT: soyez indulgentes, c'est mon premier lemon :s

* Bananyaoi * ou Pauline (plus communément XD)

# Posté le vendredi 25 mai 2007 20:05

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 12:57

CHAPITRE 14

CHAPITRE 14
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #


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9h30. Comme il se doit, la stridente sonnerie du réveil retentit pour annoncer la dernière journée de travail avant des vacances bien méritées. Deux corps bouillants remuent lentement encore emmitouflés dans leurs draps salis par leurs ébats de la veille. Motivé par ces proches vacances le brun, dont les cheveux semblaient appartenir à la famille des parachutes, s'extirpa doucement de la chaleur de leur amour pour rejoindre celle, tout de même moins agréable, de la douche. Le bond, lui encore trop endormis pour rechigner se contenta simplement d'étendre un peu plus son corps nu sous les couvertures. L'enivrante odeur de son amant l'attira à nouveau dans un profond sommeil...


(......)


Il crois que je dors mais je fais semblant, ça fait déjà un bon moment que je l'observe s'activer. C'est amusant, il prend une tête d'ahuri dès qu'il se rappelle de quelque chose et parfois même il parle tout seul. S'il savait que je le surveille comme ça, il me tuerait. Ça y est, il est prêt, il arrête de courir partout et se dirige vers moi. Il s'est enfin décidé à me « réveiller ». Humm je prend la tête la plus craquante que je peux pour l'attendrir. Je suis toujours allongé sur le ventre et je sens sa main retirer les quelques dreads voilants mon visage.

- Tom ? (Bill)
- Humpff... (Tom)
- Réveille toi mon amour... (Bill)
- Hmm laisse moi dormir Bill...
# je suis trop fort # (Tom)
- Si tu te lèves pas je vais devoir aller prendre ma douche... seul. (Bill)
- Quoi !
(Tom)

Je sursaute et sors immédiatement des couvertures. Merde ! Je suis trop con ! Je me fou une dizaine de claques intérieures alors qu'il me regarde avec un sourire satisfait. Ça fait vingt minutes qu'il est sortit de la salle de bain et que je le matte et je tombe quand même dans son piège.

- Mais euuuhh >_<. Bill t'es déjà prêt ! (Tom)
- Oui je sais. Mais toi il te reste une demi heure. Alors décoince ! (Bill)


Mon frère est vraiment doué. J'avoue. Je me lève mimant une moue boudeuse pas le moins crédible et j'attrape mes affaires de toilette.

- Je me vengerais. (Tom)

Sur ce je me dirige vers la porte en faisant exprès d'omettre de le regarder pendant qu'il est (discrètement) subjugué par mon corps nu. Qu'est ce qu'il croit ? évidement que je l'ai vu. Je vais prendre tout mon temps juste pour l'embêter un peu plus. J'ouvre le robinet et je laisse couler l'eau le temps de sortir mes produits de bain. Je suis con (encore). J'ai pris ma trousse de toilette mais aucun vêtement >_<. Il me perturbe trop aujourd'hui. Bef, tant pis. Je m'allonge dans la baignoire et je me laisse aller sous la chaleur pétillante des bulles parfumées. Les remous de l'eau que créent mes quelques mouvements m'apaisent autant par leurs légers bruits que par la sensation qu'ils provoquent sur ma peau. J'ai sans cesse l'impression de m'endormir puis de me réveiller mais je suis bien. Je reste là un peu trop longtemps à en croire les plaques rouges qui recouvrent mes cuisses. Mes doigts sont gercés. Je déteste ça. J'entend Bill s'impatienter lorsque je m'enroule dans une serviette chaude. Que de chaleur aujourd'hui. Il braille encore ! Héhé, il attendra. Si on s'était lavé ensemble, je serais déjà prêt. Une fois sec je laisse volontairement ma serviette étendue sur le séchoir et je sors totalement nu le laissant bouche B devant ma peau propre comme celle d'un bébé. En me voyant il tait ses menaces du genre « David va encore nous gueuler dessus par ta faute », « dépêche toi ou tu dors tout seul se soir ». Pathétique. Je suis sûr qu'il n'en est même pas capable. Bref, revenons à mon sublime corps qui, vu la tête que tire mon beau brun, sature la totalité de son cerveau. Je suis un peu narcissique mais c'est tellement vrai.

- Quoi ?, je souris.

Il m'attrape par les hanches et me plaque contre le mur le plus proche en fourrant ses lèvres dans mon cou. C'est trop bon mais il faut que je l'arrête avant d'être trop excité. Et oui, j'ai une vengeance à assouvir... Je le repousse gentiment.

- Bill on est en retard, non ? (Tom)
- Oui, mais.. en retard ou très en retard c'est pareil...,
dit il en se rapprochant de moi.
- Non. Allez, plus qu'une journée, fais un petit effort !, je souris en repoussant sa tête qui s'avançait dangereusement de mon torse, ce soir..., dis-je dans un clin d'½il pour lui rappeler un passage de la veille.
- Oh Tom ! t'as pas le droit ! (Bill)
- Bien sur que si j'ai le droit ! Chacun son tour ! (Tom)


Je lui tire la langue en m'éloignant. J'ai gagné. Il me laisse m'habiller et boucle ses valises qu'il avait auparavant ramenées dans ma chambre. Il ne dit rien mais ses yeux, qui me reluquent alors que je n'ai enfilé que le bas, ne sont vraiment pas discrets.

- Arrêtes Bill, tu me déconcentre. (Tom)
- Hé c'est pas moi qui fait de l'exhibitionnisme !,
il sourit fier de son excuse.

Je préfère me taire et je me magne à mon tour. À 11h, c'est à dire dans moins de dix minutes, David nous attend dans le hall pour partir à Munich. À moins de partir à poil sans mes valises ça me paraît totalement impossible ; puis comme d'habitude j'ai étalé un tas de choses inutiles et je n'ai rien rangé. Bill est pareil, mais en ramenant ses affaires il a gagné un temps précieux. Laissant de côté sa rancune il m'aide à finir mes valises ; avec un peu de volonté et beaucoup de chance on sera peut être encore en vie d'ici demain.


(......)


Bill, Tom !! Vous abusez ! 11h20 ! Je vous rappelle que tous les interviews auront lieu alors ce sera du temps en moins sur votre répétition !, s'énerva David.
- Quoi ? Mais nos répétitions sont plus importantes que quelques interviews !, s'exclama Tom.
- J'ai promis deux interviews inédites à des grands magasines et une interview filmée pour un journal. Je vous avez prévenu hier ! Vous faites chié à la fin ! (David)
- Pff... (Tom)
- Il est trop stressé, faut pas lui en vouloir,
murmura Bill.

Il montèrent tous les quatre dans le van qui les attendait, Tom un peu vexé par les remarques de David. À l'abris des regards Bill entrelaça ses doigts avec leurs copies.

- Sois pas susceptible ! Quand il est énervé, il fait pas attention à ce qu'il dit, puis tu le connais dans une heure il aura oublié. (Bill)
- Mouais... (Tom)
- Et ça s'adressait aussi à moi ! (Bill)
- Oui mais on sait tous les deux que c'est de ma faute... (Tom)
- Tu te vexes pas aussi vite d'habitude ! C'est pas la première fois que des journalistes devront nous attendre et ça sera sûrement pas la dernière. (Bill)
- Je sais mais- (Tom)
- Mais rien. Il y a vraiment pas de quoi faire cette tête... souris ! (Bill)


Tom consentit enfin à offrir un petit sourire à son jumeau et le reste du voyage se déroula silencieusement. Chacun écoutait une musique bien différente de l'autre, comme eux. Oui, si semblables et si différents à la fois, c'est ça qui les faisait s'attirer comme des aimants.

Deux heures après il arrivèrent enfin à destination. Sans perdre de temps, ils s'installèrent dans une salle et commencèrent directement les interviews pendant que l'on s'occupait d'aller déposer leurs valises à l'hôtel. Les questions toujours plus banales les unes que les autres se succédaient augmentant en même temps l'ennui des quatre jeunes qui s'efforçaient de ne rien faire paraître. Bill écoutait attentivement les vannes que son jumeau lançait comme à son habitude à tout bout de champs. C'est évident que quand est le concerné de ces remarques quelque peu perverses, on ne les perçoit pas de la même façon. Discrètement le brun en rougit à plusieurs reprises mais il ne fut ni vexé, ni complexé. Que se soit des faits sérieux ou des paroles en l'air, son frère n'ouvrait la bouche quasiment que pour amuser la galerie. C'était lui tout simplement et il le savait mieux que personne.
Finalement à 16h ils étaient prêts à partir répéter. Ils avaient enchaîné 2h30 d'interviews avec seulement quinze minutes de pause accordées par David pour manger. Autant dire qu'ils étaient plus que crevés pour commencer cette dure soirée.
Ils ne chômèrent pas de la répétition au concert, ils n'eurent même pas le temps d'avoir quelques minutes d'intimité. C'est clair et net David ne les avait pas loupé sur ce coup la.
Quelques heures après ils étaient enfin sur scène et ils pouvaient se lâcher à volonté. Bill se retrouvait dans ses textes et ses déhanchés alors que les autres se déchaînaient sur leurs instruments. Faire ce qu'on aime dans la vie, c'est le bonheur tout simplement. À cet instant la pensée commune qu'il ne leur manquait absolument rien, traversa l'esprit des jumeaux. Pour la première fois depuis dix-sept ans, ils n'eurent envie de rien d'autre que de profiter du moment présent. Celui où ils étaient heureux.


(......)


- Alors les gars enfin en vacances ! je crois qu'elles sont bien méritées pour tout le monde !, s'exclama David.
- Tiens David de bonne humeur ! hé Bill tape moi je crois que je rêve ! (Tom)
- Non, non Tom tu ne rêve pas. Désolé si j'ai été insupportable pendant ces derniers jours, enfin bref, je vous explique pas vous avez l'habitude maintenant ! (David)
- Ouais. Oublie pas de te reposer pendant cette semaine alors,
rigola Tom.
- Depuis quand tu t'en inquiètes !, Bon alors, vous partez quand au studio ? (David)
- Ce soir on dort à l'hôtel et demain il y a un vol en début d'après midi,
expliqua Bill.
- Quoi ?! On ne m'a pas prévenu qu'on aller en avion !, s'inquiéta le dreadeux.
- Oups, désolé Tom. C'est moi qui ai du oublier, répliqua Gustav.
- Comment ça oublier ? (Tom)
- Hmm... peut être euh.. fait exprès d'oublier ?,
tenta t-il doucement.
- Vous abusez !! Je croyais qu'on y allait en taxi ! (Tom)
- Traverser l'Allemagne en taxi c'est franchement une perte de temps. Puis c'est trop tard les billets sont réservés maintenant !,
dit Bill.
- Pff.. et moi qui me réjouissait d'être en vacances ! (Tom)
- T'inquiète j'arriverai à te faire oublier tes malheurs...,
murmura le brun.
- Hum, sourit Tom, j'ai hâte d'y être !
- De quoi ?, questionna Georg.
- Rien ! Euh on attend quoi là ? On y va ? (Tom)
- T'es pressé ^^ ?,
rigola Bill.
- Votre taxi vous attend déjà en bas, vous n'avez plus qu'à passer à la loge récupérer vos sacs, dit David.
- Tu viens pas avec nous ?, s'étonna l'androgyne.
- Non je rentre directement moi ! On se voit dans une semaine à Berlin alors ! (David)
- Bonnes vacances ! (Gustav)


Après leurs embrassades amicales, les quatre adolescents se dirigèrent vers leurs loges puis prirent place dans le taxi. Composé de trois rangés de deux sièges, Gustav et Georg étaient au fond, les jumeaux au centre et bien évidemment le chauffeur à l'avant. Trop épuisé pour penser à autre chose le bel androgyne, affalé sur son siège, laissa ses yeux s'imprégner du morne paysage. Les images sombres agrémentées de quelques points jaunes provenant des lampadaires environnants défilées rapidement sous ses pupilles fatiguées et ne mirent que quelques minutes à l'endormir profondément...


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C'est un peu court au départ ce chapitre devait être deux fois plus long, mais là j'ai vmt pas eu le temps >_<
j'espère que ça vous plaira quand même!

Pauline.

# Posté le mardi 29 mai 2007 17:06

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 12:57