# pensées de Tom #
// conscience //
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Nous sommes enfin tous prêts, dans la voiture en direction de l'aéroport. Georg ne cesse d'envoyer des boutades de dernières qualités auxquelles tout le monde rigole. Pour lui faire plaisir sans doute. Bill fuit mon regard alors que Gustav m'observe d'une étrange façon. Il a compris c'est sur, il comprend toujours tout. Et Bill. Je crois qu'il regrette ce qu'il a fait hier, pas moi. Il faut absolument que je lui parle mais il est tenace, il s'est arrangé pour ne jamais être seul jusqu'à présent. On est arrivé et j'essaie une nouvelle fois de l'intercepter à la sortie du van, sans résultat bien sur. On est à peine rentré dans le hall de l'aéroport que je le vois courir vers les toilettes. Je m'apprête à me lancer à sa poursuite mais Gustav me retient, m'affirmant qu'il va s'en occuper. Merde, alors. À quoi il joue ? Un jour je t'aime, un jour je t'aime pas, j'en peux plus moi.
Quand Gustav rentre dans les toilettes Bill est par terre appuyé contre le mur. Ses genoux, retenus par ses bras, sont ramenés vers son corps. Ses pleurs à peine audibles lui provoquent de légers tremblements. Gustav s'accroupi à son niveau et pose sa main sur l'épaule de l'androgyne pour tenter de le rassurer.
- Bon alors Bill, tu va m'en parler oui ou non ? s'inquiéta Gustav.
- Gus... je crois que j'ai fait une grosse connerie... (Bill)
- Oh arrête tu me fais peur là. Raconte ! (Gustav)
- Je... hier j'ai... quand vous êtes partit... euh... (Bill)
- Vas-y, tu peux me faire confiance Bill ! (Gustav)
- J'ai embrassé Tom. (Bill)
- Quoi ? (Gustav)
- Je l'ai embrassé Gus! Il doit me prendre pour un fou, il me le pardonnera jamais ! (Bill)
- Dis pas ça, t'es la personne la plus importante à ses yeux. Mais euh... pourquoi t'as fait ça ?
- Je sais pas trop, je crois que j'en avais envie depuis un moment. Enfin je sais plus, j'suis complètement pommé !
- Il faut que tu lui parle.
- Non jamais ! Il va me demander de lui expliquer et je peux pas. J'aurai rien à lui dire.
- Mais Bill tu ne pourra pas l'éviter toute ta vie !
- Non, mais peut-être jusqu'à ce qu'il oublie.
- Dis pas de connerie, il va pas oublier ça comme ça. Puis fais pas l'innocent t'as bien vu qu'il essaie de te parler depuis ce matin.
- Justement... tu veux pas venir à côté de moi dans l'avion ? s'il te plait ?
- Bill !
- Allez ! je lui en parlerai promis. Mais pas maintenant. # // mais bien sur ! // laisse-moi toi, je négocie ma survie... #
- Bon. Mais juste pour cette fois alors, tu te démerdes après !
- Merci, merci !! s'exclama Bill en lui sautant au cou.
- Allez, viens les autres nous attendent.
Ils se levèrent et rejoignirent les autres qui les attendaient pour embarquer. Tom regarda Gustav dans l'espoir qu'il lui dévoile quelque chose, mais celui-ci resta muet. Il déclara juste au moment de tendre les billets :
- Je vais m'asseoir à côté de Bill aujourd'hui, ça ne dérange personne ? (Gustav)
- Euuh, s'étonna Tom. Pourq-
- Ok, c'est bon alors, le coupa Gustav.
Tom avait soudain l'impression que tout le monde se montait contre lui. Gustav prenait le partit de Bill. Georg ne s'était sûrement rendu compte de rien. Alors que Bill lui, lui portait tout l'indifférence dont il était capable. Si seulement il savait.
Le voyage fut des plus calmes, et le blond ne pu rien tenter à cause de la distance que Gustav avait imposé entre les jumeaux.
Arrivé à l'hôtel, Bill s'enferma dans sa chambre avant 18h, décrétant qu'il n'avait pas faim. Tom monta quelques minutes après à sa poursuite malgré les recommandations de Gustav. D'un geste hésitant il frappa tout de même à sa porte.
- C'est qui ? demanda Bill.
- Hum c'est Georg, dit Tom, en essayent de modifier sa voix.
La porte s'ouvrit et Tom infiltra son pied dans la pièce pour éviter que Bill ne la referme.
- Tom ! (Bill)
- Bill, faut que je te parle, dit il, en entrant sans gêne.(Tom)
- Euh je .. j'allais me coucher là en fait. (Bill)
- Arrête ! écoute ce que j'ai à te dire, moi je t'ai bien écouté hier ! (Tom)
- Oui euh en parlant de hier... tu sais je voulais pas, je sais pas ce qui m'a pris...
- Ah...
Bill n'était pas très rassuré, il avait dit ça sans grande conviction en espérant que son frère ne lui en veuille pas trop. Seulement celui-ci aurait souhaité exactement le contraire. Vexé, il baissa ses yeux. Ses espoirs s'effondraient en même que l'envie d'avouer à Bill ce qu'il ressentait pour lui.
S'il savait que j'ai tellement aimé ! J'aimerai qu'il recommence tout de suite. Demain aussi. J'aimerai pouvoir ressentir cette douceur pour toujours. Alors pour lui ce n'était que le coup final de sa provocation ? Une façon de m'achever en me couvrant d'espoirs durant quelques heures. Dans ce cas là il aurait du s'abstenir... Maintenant j'y ai pris goût...
- Et toi qu'est ce que tu voulais me dire ?, questionna timidement Bill.
- Ça n'a plus d'importance maintenant... (Tom)
- Comment ça ? (Bill)
- Rien, t'as tout gâché ! (Tom)
- Mais de quoi tu parles! Arrête de dramatiser deux minutes. Je t'ai simplement dis ce que tu voulais entendre.
- Tu te trompes.
- Je ne vois pas où tu veux en venir Tom.
Le blond s'approcha légèrement de son miroir. Il est trop tard pour revenir maintenant. La lumière s'infiltrant de la fenêtre l'ébloui doucement et il ne voit pas l'inquiétude remplir les yeux de Bill.
- Je sais que je ne devrais jamais te dire ça Bill, mais je ne te vois plus comme avant... (Tom)
- Je sais, je suis désolé. J'aimerai que tu oublie, je m'en veux tell- (Bill)
- Non, tu n'as pas compris, le coupa Tom. Laisse-moi finir. Tu n'es plus mon jumeau Bill, tu n'es plus le double à qui je me confiais, tu n'es plus celui que je comprenais en un regard. Le visage de Bill se décomposait un peu plus à chaque mot de Tom, mais il n'osa pas l'interrompre. Non. Tu n'es plus tout ça. Tu es devenu bien plus pour moi. Je sais que je ne dois pas, qu'on ne doit pas mais quand je te regarde comme maintenant, je n'arrive plus à mentir. Tes yeux m'intimident. J'enregistre chacun de tes gestes comme le passage le plus important d'un film, pour être sûr de ne jamais oublier. Quand j'aperçois ton corps pourtant identique au mien je frissonne de désir. Et en plus je ne te comprend plus. Je ne comprend pas pourquoi tu m'ignorais ou encore pourquoi tu m'a provoqué, j'essaie de lire en toi mais je n'y arrive plus. J'ai seulement compris une chose. Je sais que c'est mal Bill mais quand tu m'a embrassé hier j'ai tellement cru que c'était sincère... J'ai pris conscience que je pouvais plus te le cacher, finit-il en baissant les yeux sur ses mains.
- Je... je ne sais pas quoi dire, je m'y attendais pas vraiment...
- C'est pas grave tu sais. Après tout à l'heure je n'espère plus rien. Sauf peut-être que ça ne change pas entre nous.
- Tom j'étais sincère.
- ?
- Quand je t'ai embrassé. Mais... tu n'as rien dis... j'ai pensé que je te.. dégoûtais.
- Non, jamais ! j'ai pas réalisé c'est pour ça.
Bill, maintenant plus sûr de lui, se colla à son frère en caressant délicatement sa joue de ses doigts fins. Il fixait les yeux noisettes de Tom comme pour lui demander la permission. Le dreadeux les ferma simplement, incitant par la même son double à continuer. Le brun frôla finalement la bouche de son frère de la sienne, et emprisonna le plus sensuellement possible sa lèvre supérieur. Il réitéra plusieurs fois ce baiser tout en douceur et en simplicité. La main tremblante de Tom se posa sur la hanche du chanteur l'invitant à approfondir cette agréable étreinte. Bill ne se fit pas prier et il laissa sa langue partir à la recherche de sa nouvelle conquête. Le blond avait déjà entrouvert sa bouche et elles s'emmêlèrent tendrement. Les doigts de leur main libre en firent autant, se compressant comme pour ne jamais se lâcher. Leur amour enfin libéré prenait une nouvelle forme par ce contact et cela pour le plus grand plaisir des deux amants. Le plaisir ne dura que quelques secondes et Tom se décolla de son frère.
- Je..., commença Tom.
- ... (Bill)
- Bonne nuit ! À demain Bill, dit il finalement, un sourire scotché aux lèvres.
- Tu restes pas ? (Bill)
- Non, je... je préfère me remettre de tout ça calmement. (Tom)
- J'avoue que j'ai du mal à croire que c'est toi qui me dis ça ! (Bill)
- Oui moi aussi. (Tom)
Tom embrassa furtivement le beau brun avant de lâcher sa main qui était encore fermement agrippée à sa jumelle. Il ne manqua pas de le regarder une dernière fois en franchissant la porte et se dirigea vers sa chambre. Le c½ur plein et l'esprit vide.
EDIT: j'ai quelques visites mais presque aucun com, s'il vous plait dites moi ce que vous en pensez! c'est la première fois que j'écris et j'ai constamment peur que ça ne plaise pas... n'hésitez pas à me conseiller !
EDIT 2: retournement de situation =) ça me fait trop plaisir, votre soutient m'aide beaucoup, merciiii <3. La suite dans l'aprem (enfin c'qu'il en reste) ou se soir, mais faut que je la tape pcq j'écris tout sur papier et j'ai trop la flemmmmme. Mais bon ça me fais trop plaisir que ça vous plaise alors je m'y met. Merciiiii
* Bananyaoi *
