CHAPITRE 20

CHAPITRE 20
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #


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Il est encore tôt quand Andreas se réveille, avachi sur un canapé et assommé par un mal de crâne incessant. Il n'y a rien qu'il déteste plus que les lendemains de fêtes. Enfin, c'est ce qu'il croyait. Il se lève difficilement et titube jusqu'à la salle de bain, s'aidant de chaque meuble qu'il croise. À quelques mètres de la fameuse pièce, située en face de la chambre de Bill, il s'assoit sur le banc longeant le mur. Même plus capable de garder les yeux ouverts plus de trois secondes. Ayant garder l'usage de quelques uns de ses sens, un couinement de porte parvient jusqu'à ses oreilles. Il relève son visage et voit Tom sortir de la chambre de son frère, nu. Celui-ci fait quelques pas sans remarquer la présence de son ami et rentre directement dans la salle de bain. Andreas écarquille complètement ses yeux sous la surprise et la partie de son cerveau fonctionnant encore se retrouve bien mélangée, entre l'image de Tom nu (et vraiment bien foutu, il faut l'avouer), le fait qu'il sorte si peu habillé de la chambre de son frère et pire, le fait qu'il vient de lui piquer la place pour aller se laver ! Il se remet debout et va s'écraser conte la porte de la salle de bain, avec l'espoir qu'elle s'ouvre sous son poids.

- Tom ! T'abuses, j'allais y aller ! (Andreas)
- Et ben nan ! C'est moi maintenant ! (Tom)
- Steuuhhplaiit ! (Andreas)
- Retournes dormir, ça te fera du bien. (Tom)
- Je peux pas j'ai un putain de mal de tête ! C'est affreux >_< (Andreas)
- Attends deux secondes... Il doit y avoir des trucs ici... (Tom)
- 'tin Tom ! Fais moins de bruit avec les placards s'il te- (Andreas)


Il n'a pas le temps de finir sa phrase que Tom se dresse devant lui, le bras levé tenant une plaquette de cachets, un sourire de vainqueur collé au visage et bien sûr toujours aussi nu. Magnifiquement nu. Naturellement les yeux Andreas descendent le long de son corps et restent bloqué sur les parties intimes et généreuses du dreadeux.

- Ben quoi ?! T'as jamais vu un mec à poil ou quoi ! (Tom)
- Hum... Désolé.
(Andreas)

Ses lèvres laissent échapper quelques mots mais ses yeux ne vacillent pas.

- Arrêtes ou je vais rougir !, rigole Tom.

Le guitariste lui fourre finalement la plaquette dans la main, avant de retourner à ses occupations.


(......)


Quelques heures après Bill se réveille, un sourire étirant toujours ses lèvres en souvenir de ce qu'ils avaient fait la veille. Sans la chaleur de son amant il ne reste pas traîner dans les couvertures. Il se lève, frissonne de la fraîcheur de la pièce et enfile un boxer. Il reste un peu devant le miroir pour tenter d'embellir son visage fatigué de leur nuit et rejoint les autres dans le salon. Gustav dort encore, ainsi que Georg qui est probablement avec Laetitia et Andreas est avachis sur le sofa, un pied et un bras pendant lamentablement. Tom est là, lavé, habillé, coiffé, il lit le courrier étalé sur la table. Le brun arrive par derrière, pose sa main sur son épaule et lui colle un baiser sur la tempe.

- Hey !, s'exclame Bill.
- Bonjour ! Ça va ? (Tom)
- Oui !, déjà prêt ? (Bill)
- Ouais j'arrivais plus à dormir... (Tom)
- C'est quoi ça ?,
demanda Bill en montrant un papier que tenait Tom.
- Une invitation pour ce soir. (Tom)
- Cool !, où ça ? (Bill)
- Hum dans une boîte privée, tu sais celle avec un nom bizarre dans le centre. (Tom)
- Ah je vois ! on ira ? (Bill)
- Ben si tu veux... (Tom)
- Ouais ça m'a manqué un peu tout ça... Andreas dort encore ? (Bill)
- Ouais, il s'est levé tout à l'heure mais il tenait pas debout.
(Tom)

Bill rigole un peu et vérifie que son ami étalé sur le canapé et bel et bien endormi. Il agrippe une main à la nuque du blond, qui se retourne surpris. Tom n'a pas le temps de questionner l'androgyne que celui-ci l'embrasse fougueusement. Leurs deux langues se caressent, s'entrechoquent rapidement presque violemment mais ils savent tous les deux que c'est parce qu'ils s'aiment. Bill laisse encore quelques instants ses lèvres sur leurs jumelles profitant du peu d'intimité qu'ils ont et se remet debout.

- Bon je vais prendre ma douche !, dommage que tu sois déjà propre ! (Bill)

Il lui sourit malicieusement et part en dandinant ses fesses, seulement recouvertes d'un boxer blanc, pour narguer son frère. Cela marche plutôt bien car les yeux désireux du blond restent figés sur les deux magnifiques formes légèrement rebondies du chanteur, jusqu'à ce qu'il disparaisse de sa vue.


(......)


Je sors de la salle de bain et j'aperçois Georg qui vient apparemment de se réveiller. Il serait temps, il est déjà trois heures. Dans la salle tout le monde est là et vue les regards qu'ils me lancent ils attendaient tous la salle de bain. Laetitia double Andreas dans un geste subtil et prétexte rapidement que c'est normal car elle est une fille. Boudeur, il revient s'asseoir auprès de Tom sur la table où Gustav déjeune. Je souris à mon frère d'un sourire peu fraternel et m'assois à mon tour.

- Dis Tom, pourquoi je t'ai vu sortir nu de la chambre de Bill ce matin ?, questionne Andreas.

Il sourit bizarrement, rigole presque. Tom rougit et moi je les regarde un à un, feintant de ne pas savoir de quoi il parle. Etonné, oui. C'est ce que j'essaie d'être.

- Dis Andreas, commença Tom en imitant son interlocuteur, combien de verres as-tu bu hier soir ?
- Euh... un certain nombre mais ça ne m'a pas rendu aveugle ! (Andreas)
- Et bien je crains que si !,
rigole Tom, on aura tout entendu !

Il essaie de rire sincèrement mais je vois bien qu'il est triste. Il ne veut pas me blesser peut-être. C'est dur de devoir construire sa vie sur un mensonge. Un énorme mensonge car il recouvre presque tout nos faits et gestes en leur présence. Il ne faut rien faire, rien dire qui pourrait laisser transparaître notre relation. Je crois que pour l'instant je préfère mentir que risquer de les perdre. Les amis c'est la vie.


(......)


Nous y voilà. Il est à peine minuit et demi et les salles sont quasiment toutes vides. C'est marrant de voir que nos invitations ne servent à rien. Même sans être invités on nous laisserai rentrer. Je suis excité, ça fait un moment qu'on a pas pu venir à cause de la tournée mais ces soirées je les connais que trop bien. J'espère seulement que ça ne finira pas comme avant...
« Ici tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté. »
Pour l'instant. Les canapés sont en cuir et les serveurs se promènent dans l'espace peu rempli, portant sur leurs plateaux des cocktails en tout genre. Des couleurs et des fruits à vous faire fondre d'envie. Des parfums et des mélanges euphorisants à la première gorgé et qui vous font sombrer dans les plaisirs de la nuit en quelques heures. Bref le genre de boisson que vous ne goûterez certainement jamais. Les minutes et les silhouettes passent. Ici, tout le monde a entre 20 et 25 ans mais nous, nous nous adaptons facilement. C'est d'ailleurs étrange car la plupart des personnes présentes sont nées dans ce milieu. Pas nous. Peut-être parce que nous paraissons plus âgés. Peut-être grâce à notre notoriété. Ou peut-être pas. On ne cherche pas à comprendre, on est les bienvenues et on en profite.
La décoration a été refaite et je balade mon regard dans tous les recoins en attendant le boum de la soirée. Les murs sont auburn et les tables sont de verre. Chaque élément est parfaitement parfait. Un grand escalier s'impose dans la pièce centrale menant à une sorte de balcon géant. De là on surplombe tout, je me souviens encore avoir passé des heures à épier la foule en attendant quelqu'un (qui n'est jamais venu). Nous montons et Tom m'emmène dans une salle plus petite à l'atmosphère totalement enfumée. Je souris quand je passe devant l'escalier du deuxième étage, celui des chambres. Enfin on devrait plutôt appeler ça, des suites. Très fastueuses et très utiles pour les besoins... urgents. Là aussi j'y ai passé des heures. Maintenant je me sens nostalgique, comme si tout ça m'était interdit. Le temps des folies est un temps révolu, puis c'est mieux comme ça. On dirait pas mais j'ai mûri, peut-être plus que tous ceux présents ici, puisqu'ils y sont. Sur le moment c'était génial, on se sentait plus fort que tout, au dessus des autres, mais maintenant la seule chose que je souhaite c'est être avec Tom et le rester...



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Voilà ! désolé pour le retard mais ces temps si je galère niveau idées... c'est la première fic que j'écris et je me rend compte que j'aurais du décider avant de ce qui allait se passer.. pcq là j'avance dans le vide, je suis comme vous j'attend la suite! OO'
breeeeef

Petit passage baudelairien pour ceux qui auront reconnu...

Bisouuuus , Pauline. <3

# Posté le samedi 16 juin 2007 19:22

Modifié le mardi 07 août 2007 19:55

CHAPITRE 21

CHAPITRE 21
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #


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Il est deux heures et ça y est toutes les salles sont bondées. Bill m'a « forcé » à aller danser avec quelques filles, il dit que sinon Georg et Gustav vont trouver ça suspect. Maintenant que j'ai dansé un peu, elles ne cessent de me coller. Je me fait inviter presque toutes les minutes par des filles plus sexy les unes que les autres. Leurs décolletés ne m'intéressent pas, leurs mini jupes ne m'attirent plus. Comme d'habitude Bill nous traîne tous les trois à la salle disco où il se trémousse comme un fou. Nous nous installons à une table entourée d'une banquette qui en fait presque le tour, en l'attendant. Sa façon de danser est vraiment drôle, quasi débile mais moi je trouve ça attirant. Je le regarde du coin de l'½il, feintant de n'en avoir rien à faire. Plusieurs filles lui tournent autour mais il est dans son trip des années 80. Au bout de vingt minutes épuisantes, il revient s'asseoir à côté de moi, attrapant au passage un cocktail solitaire sur le comptoir.

- Ah, ça m'avait trop manqué ça ! Vous devriez aller danser aussi, c'est géant ! (Bill)
- Désolé Bill, mais le disco c'est pas vraiment mon truc !,
rigole Georg.

Je crois qu'ils sont déjà tous un peu ailleurs. Gustav matte le cul des belles filles et Georg galère pour répondre à un sms, qui a du lui faire plaisir vu la façon dont il dévore son écran. Je glisse ma main discrètement sur la cuisse de Bill et lui lance un sourire suggestif. Il me le rend et avale son verre d'une traite.

- Tu viens danser ?, me demande t-il.
- Danser... euh nan. Vas-y toi, je te regarde ! (Tom)

Il retourne s'engouffrer dans la foule. Il y a de plus en plus de monde. Cette salle est assez petite et ils sont tous serrés. Très vite je perd Bill de vue et profite de ce moment ennuyeux pour aller aux toilettes. J'ai chaud et j'en ai un peu marre. Draguer, danser, boire, rigoler, d'accord mais seulement avec Bill. J'ai envie de rentrer. Je sors et retrouve les autres à notre table qui n'ont pas bougé. Je commande une boisson en attendant...


(......)


Je suis essoufflé et j'ai bien l'impression que ça fait une heure que je saute partout. Je traverse difficilement la piste et rejoins Tom à la table. Je lui souris, il me répond mais à l'air de se s'ennuyer profondément. Je me relève et l'entraîne avec moi, il paraît étonné. Aahah je suis aussi imprévisible que la foudre. Je monte à l'étage suivant et le fais entrer dans les toilettes. Ils sont vides et il me plaque contre le mur en m'embrassant fougueusement. Hmm déjà en manque ? Machinalement nos langues rentrent en contact. Ses mains descendent sur mes fesses et il m'embrasse de plus en plus violemment. C'est trop excitant.

- On va dans une chambre ?, il me demande entre deux baisers.
- Non... On fera ça à l'appart, Gus et Georg vont se poser des questions. (Bill)

Il m'embrasse encore, encore et encore.

- M'en fou j'ai envie de toi... (Tom)

Je souris. Il est totalement dépend de moi et soumis à mes décisions. J'adore. Il m'embrasse dans le cou et sa main se pose sur mon entrejambe.

- Hum Tomm... Tout à l'heure. (Bill)

Je le repousse gentiment et il fait semblant de bouder. Trop mignon.

- Allez.. Quelques heures tu peux bien attendre, non ? (Bill)
- Pff... (Tom)


Avant qu'il ne sorte je lui attrape le bras pour le retourner et l'embrasser une dernière fois. Il sourit et on redescend rejoindre notre table. Gustav nous regarde et je suppose qu'il se retient de nous demander où on était. Ce petit curieux. On papote un peu de choses inutiles lorsqu'une brune aux cheveux longs s'installe sans gène à côté de moi.

- Salut beau brun. (Brune)
- Euh.. salut. (Bill)


Je me décale un peu pour me décoller d'elle. Je sens que Tom me dévisage et je relève les yeux. C'est un regard compatissant qu'il m'accorde. Ouf. Gustav nous observe aussi et je n'ose pas envoyer la fille bouler.

- Je m'appelle Anna ! (Anna)
- Moi c'est- (Bill)
- Bill, je sais,
me coupe t-elle.

Et voilà qu'elle me fait un clin d'½il ! Mais qu'elle me dise clairement qu'elle veut me baiser, comme ça je pourrais m'en débarrasser plus vite !

- Tu veux boire quelque chose ? (Anna)

Je baisse les yeux... Me faire draguer devant Tom l'horreur. Mon beau blond me donne un coup de coude, je le regarde et il balance sa tête vers la fille m'indiquant qu'elle attend. Bon au moins ça le dérange pas de trop...

- Humm ouais pourquoi pas. (Bill)
- Bouge pas je reviens ! (Anna)


Je voudrais dire à Tom que je suis désolé. Je n'ai rien fait mais je suis obligé d'agir comme si j'étais célibataire et seul. C'est insupportable. Si j'étais assez courageux je lui roulerais une pelle devant tout le monde une bonne fois pour toutes et comme ça ils arrêterez de vouloir me caser. Gustav me fixe avec un petit sourire en coin. Merde.

- Quoi ?, je lui demande.
- Elle est mignonne hein !, profites-en ! (Gustav)
- Euh... ouais pas mal... (Bill)
- Pas mal ! Tu rigoles, c'est un vrai canon ! Foutue comme il faut, sympa, bien chaude ! Et même pas besoin d'aller la chercher elle est venue toute seule ! (Georg)
- Georg tout le monde n'est pas comme toi !,
je me défend.
- Si elle ne te plait pas, t'as plus qu'à aller d'inscrire dans un club de gay ! (Georg)

Je ne sais pas quoi répondre à ça et Georg est le seul à rire de sa blague. Le seul qui n'a pas compris le malaise qu'il avait créé. « Heureusement » Anna revient. Elle me sourit et me tend une coupe triangulaire ornée d'une tranche de citron.

- Tiens ! (Anna)
- C'est quoi ? (Bill)
- Goûtes ! Tu m'en dira des nouvelles ! (Anna)


J'acquise et bois l'étrange mixture. C'est assez fort mais c'est pas mauvais. Son sourire ne décolle pas de son visage. Elle ne dit rien et je l'observe. C'est vrai qu'elle est belle. Bronzée, ses cheveux bouclées tombent en cascade sur ses épaules nues. Sa poitrine est petite et pas provocante, exactement comme je les aime. Enfin, comme je les aimais. Elle me tire par le bras et m'emmène danser. Je ne peux même pas prétexter ne pas aimer ça, j'y étais il y a à peine dix minutes. Elle se débrouille très bien mais je dois à plusieurs reprise détacher ses mains qui descendent un peu trop bas dans mon dos. C'est très désagréable, j'aimerais être n'importe où sauf ici. Je crois que ce qui me dérange le plus c'est de savoir que Tom à ses yeux rivés sur moi. Sinon je profiterais en tout bien tout honneur de ce moment, j'aime danser. Après trois chansons éprouvantes je la stoppe. Je me sens pas bien, si je continue elle va devoir me tenir pour que mes pieds continuent de bouger.

- Qu'est ce qui se passe ? (Anna)
- Rien. Juste la tête qui tourne un peu. (Bill)


Elle sourit. Encore. Et me pousse pour que j'aille m'asseoir à la table en me disant qu'elle revient. Pff. C'est pas nécessaire... Georg tire un sourire genre « ouais mec, tu vas te la faire ! » et Tom semble triste. Triste mais pas énervé, tant mieux.

- Hé Bill, fais gaffe, y paraît que y a quelques drogues qui circulent, me dit Gustav.
- Ah... (Bill)
- Rien de bien méchant, t'inquiètes ! Juste de quoi te faire perdre la tête le temps d'une soirée ! (Gustav)
- Plutôt cool alors !,
s'exclame Georg.
- ... (Bill)
- ... (Tom)
- ... (Gustav)
- Rooh, ça va! Je rigolais ! (Georg)


Elle revient avec deux autres verres. Mais c'est pas possible elle veut me saouler ou quoi ! Y a pas moyen, je vois peut être trouble mais je resterais lucide.

- Euh... je crois que j'ai assez bu pour ce soir ! (Bill)
- Juste un verre ! Faut s'amuser un peu...
(Anna)

De toute façon je ne peux être pire que là avec un seul verre. Je me sens ivre mais totalement conscient de mes actes. Si je me lève je tombe à coup sûr et pourtant je me sens normal. Vraiment bizarre. Je cède et approche le verre de mes lèvres. C'est la même chose que tout à l'heure. Sucré, exotique, hum je commence à y prendre goût...



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Voilààà ! J'ai posté vite je trouve! (*trop fier*) J'ai quelques nouvelles idées... rien n'est moins sûr pour l'instant mais c'est bien partit pour ! J'en dit pas plus ^^

Soyez généreux en coms ! XD (message pr les feignants qui lisent et qui partent à la recherche d'une autre suite...). *rebellion powaa*

Pauline.

# Posté le lundi 18 juin 2007 12:26

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 13:02

CHAPITRE 22

CHAPITRE 22
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #


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Et encore un... Je sais pas si c'est l'alcool mais je me trouve extrêmement patient. Cette fille sourit niaisement depuis une heure maintenant, et elle croit qu'elle va se le taper. Pathétique. Elle n'a même pas le dixième d'une chance de le voir nu.

- Bill, faudrait peut-être qu'on rentre, nan ?, je demande.
- Euh... (Bill)
- Oh ! Pourquoi rentrer ! On commence juste à s'amuser, pas vrai Bill ?!, s'exclame la fille.

Il est complètement pâteux, je l'avais jamais vu comme ça. Il sourit mais ce n'est ni à moi, ni à elle. Il est ailleurs, ivre mort. Il s'adosse entièrement au fauteuil et ferme ses yeux, il essaie vaguement de se ressaisir mais à en croire les expressions de son visage ça ne marche pas.

- Ça va Bill ?, je m'inquiète.
- Bien sûr que ça va, répond t-elle à sa place en glissant une de ses mains sur sa cuisse.
- Hm, je crois qu'on va rentrer. Je me sens tout bizarre. (Bill)
- Oh attends, j'ai un dernier truc à te montrer ! (Anna)
- Arrêtes, tu vois pas qu'il est vraiment mal ! (Tom)
- Je vais l'amener jusqu'aux toilettes alors...,
déclare t-elle.
- Non c'est bon je vais le faire. (Tom)

La banquette est ronde et je ne peux pas me lever avant elle. Elle l'aide à se mettre sur pied en m'affichant un sourire de vainqueur.

- T'inquiètes Tom, je vais pas te l'abîmer ton frère !, rigole t-elle.

Je les regarde s'éloigner. Je la sens vraiment pas cette fille. Si Bill n'était pas un mec je pourrais croire qu'elle a l'intention de le violer. Je reste là plusieurs minutes à faire glisser mon doigt sur mon verre et à taper du pied nerveusement. N'y tenant plus, je me lève les rejoindre...


(......)


Je me sens lourd, j'arrive à peine à dire « oui » ou « non » à ce qu'on me fait faire. J'essaie de garder les yeux ouverts alors que je me fais limite porter par une fille. Emma ? Léa ? Je ne sais même plus la couleur de ses yeux. Je suis tombé bien bas. Elle m'emmène dans les toilettes et m'assois devant un cabinet en retenant mes cheveux. Je ne suis plus maître de mes mouvements.

- Vas-y, me dit-elle.
- Vomir est bien la dernière chose que j'ai envie de faire. Lèves-moi s'il te plait. (Bill)
- Comme tu voudras. (Anna)


Elle me hisse dans ses bras et je tombe littéralement sur elle. Elle rigole.

- Quoi ?, je m'énerve.
- Tu vois, tu ne peux pas me résister. (Anna)
- Ahahah, très drôle !,
j'ironise.

Elle me positionne au dessus des lavabos et me lave le visage. Je sue énormément, c'est atroce. Pour le peu que je distingue, mon maquillage s'est étalé et je ressemble à un drogué en manque. Je peux pas croire qu'une fille ait encore le courage de me draguer. Elle passe mon bras sur son épaule et nous titubons jusqu'à une porte qu'elle débloque avec un carte magnétique.

- Qu'est ce que tu fais ?, Ramènes-moi en bas. (Bill)
- Non pas avant de t'avoir montré quelque chose. J'ai réservé cette suite pour la nuit et j'ai bien l'intention de m'en servir. (Anna)

On entre, elle me dépose sur le lit et j'essaie de m'allonger correctement. Et dire que si j'avais dit oui à Tom, nous serions là à faire l'amour à cette heure. Elle s'absente durant de longues minutes pendant que j'observe la pièce tournoyer autour de moi. Dès que je relève la tête la rotation s'accélère d'un coup et m'oblige à me rallonger immédiatement. C'est un manège incessant. En plus de tout ça j'ai un mal de crâne affreux qui m'empêche de réfléchir correctement. Je suis amoureux et casé et je ne devrais pas être là, c'est la seule chose dont je suis conscient, mais je n'ai plus la force de m'enfuir. J'ai chaud mais je n'ai plus la force d'enlever ma veste. Là seule force qui me reste est celle de subir et d'espérer que Tom ne me trouve pas ici. Des bruits de pas m'indiquent qu'elle arrive, je baisse les yeux et aperçois qu'elle s'est mise en sous-vêtements. Elle s'approche dangereusement à quatre pattes de moi. Une fois son visage au dessus du mien, elle tente de m'embrasser mais je tourne la tête.

- Arrêtes, j'en ai pas envie. (Bill)

Elle s'installe à califourchon sur moi et m'attrape délicatement par le col de la chemise.

- Ecoutes Bill, je ne crois pas que tu sois en position pour accepter ou refuser quelque chose. Laisses toi faire je te promet que ça sera bien. (Anna)

Elle saisit mon visage et m'embrasse sans que je puisse l'en empêcher. Ce goût de fraise collante ne m'avait pas manquer. Sa langue rentre dans ma bouche et entame une danse solitaire. Je n'ai n'y l'envie ni la capacité de lui offrir ce qu'elle me demande. Surtout si elle en veut plus, et je n'en doute pas vu comment c'est partit. Elle me soulève un peu pour retirer ma veste, qu'elle balance à côté. Je grogne de mécontentement mais elle l'ignore totalement. Elle me regarde avec un sourire en coin et déboutonne ma chemise jusqu'au milieu. Je suis tellement ailleurs que je n'arrive pas à être gêné. Tout juste si je culpabilise. Elle glisse ses mains sur mon torse et se met à me lécher le cou alors que son bassin se frotte contre le mien. J'avoue qu'elle est vraiment experte, elle sait exactement ce qu'il faut faire pour excité un homme. Mais je ne marcherai pas, pas question. Elle enlève entièrement ma chemise et fait descendre sa langue sur mon ventre. J'attrape sa tête entre mes mains et tente de la repousser mais elle me bloque les poignets sur les draps.

- Tsss, laisses toi faire, j't'ai dit. (Anna)

Elle me lâche quelques secondes et mon pantalon et mon boxer se retrouvent sur mes chevilles en moins de temps qu'il n'en faut pour le faire que pour le dire. J'allais lui demander d'arrêter lorsque j'entend Tom qui m'appelle dans le couloir. Ma voix est faible mais je tente tout de même quelques « Tom » suppliants pendant que sa bouche caresse mes cuisses. Il faut qu'il me trouve. Je préfère qu'il nous empêche de coucher ensemble, en espérant qu'il comprenne, plutôt qu'elle abuse de moi. Les « Bill » qu'il crie sont un mélange d'énervement et d'inquiétude et la position dans laquelle je me trouve peut fortement prêter à confusion. Faites qu'il me laisse lui expliquer. Après plusieurs claquements et cris distinctifs, la porte s'ouvre à la volée et malgré ma vue réduite, j'imagine parfaitement sa tête.

- Tom ! (Bill)

Il ne dit rien et au moment le moins approprié elle se saisit de mon sexe et en lèche le prépuce sans aucune retenue. Salope !

- Hannn Tom ! (Bill)

Oui je bande. Mais c'est plus physique qu'autre chose. Il me regarde d'un air dégoûté.

- Tom, aides moi... S'il te plait ! (Bill)
- T'aider ?,
se moque t-il. Je crois que là tu n'as pas besoin de moi.

Il se retourne, claque la porte et me laisse avec cette folle, seul.



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Désolé si y a des petites confusions, il est tard >_<.

Pauline, <3

EDIT: pour toutes celles qui suivaient la fic de Cla > stich-ins-glauque, j'ai une bonne nouvelle ^^ elle repreeeeeeeeeeeeeend ! je suis obligé de le dire chui trop contente XDDD... et Cla j'attend avec impatience tes idées lumineuses.... ^^

# Posté le mercredi 20 juin 2007 18:23

Modifié le mercredi 19 septembre 2007 12:20

CHAPITRE 23

CHAPITRE 23
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #


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Je peux pas croire qu'il ait fait ça... J'avais entièrement confiance en lui et il se fait sucer par cette pouffiasse ! Il m'éc½ure. Tout ce que j'ai pu lui dire et tout ce en quoi j'ai pu croire s'effondre. Le bonheur n'existe pas. Seuls persistent quelques plaisirs éphémères qui vous font y croire.
Six jours. Six jours qu'on s'aime pleinement. Six jours que je plane. Six jours que je me réveille et je m'endors avec ce sourire. Six jours que je suis heureux. Six jours et il va déjà voir ailleurs. Je crois qu'il a battu son propre record. De toutes les relations sérieuses que je l'ai vu entreprendre c'est sa première si courte.
Les rôles s'échangent, les envies tournent.
Ma naïveté me retombe sur la gueule et s'enfuit en courant... avec lui.
J'arrête de marcher quelques instants et me tape la tête sur le mur du couloir, pour évacuer. Ce que j'ai pu être con ! Bill n'est pas plus fidèle que je l'étais, Bill ne croit pas plus en l'amour que j'y croyais. Ça je l'ai toujours su.
Je suis amoureux et lucide. On ne devrait jamais être les deux à la fois. À retenir.
Je me laisse glisser contre ce fichu mur. Je sanglote à peine mais mes larmes trempent déjà le col de mon tee-shirt. L'ironique blessure de mes espoirs de merde.

Et souffrir...



(......)


Je suis toujours allongé sur ce putain de lit et subi les plaisirs que me procure cette gare. Je gémis alors que des larmes m'assombrissent chaque seconde un peu plus la vue. Elles roulent sur mes tempes pour finir dans de chaudes traînées sur mes oreilles. Je n'ai jamais ressenti de telles sensations. Je suis impuissant, malheureux et en train de jouir. Ce qu'elle ma fait boire m'a rendu trop émotif. Une fellation, je hurle ; une rupture, je pleure. Un de mes bras pend vers le sol tandis que l'autre n'a même pas la force de l'arrêter. Elle finit ce qu'elle a commencé et sa langue glisse avec ardeur sur ma virilité. Je suis monstrueusement dégoûté de moi même. À bout de souffle, je me libère dans sa bouche et elle se rassoit sur moi.

- Ça va pas ? (Anna)
- Nan, à peine...,
je chuchote.

De ses doigts, elle m'essuie le visage et attrape une coupe posée sur la table de nuit.

- Tiens, prends ça. (Anna)

Je me lève sur les coudes mais retombe aussitôt. Elle comprend vite et passe une main sous ma nuque en me faisant couler le breuvage sur les lèvres. La moitié descend dans mon cou mais j'espère que ce sera suffisant pour m'achever. Hm, champagne. N'est ce pas fait pour fêter un évènement ?
Elle disparaît et mes yeux se ferment, abîmés par cette horrible soirée. C'en est trop pour moi, je sombre...



(......)


Gustav et Georg parcourent les couloirs à la recherche de leurs amis maintenant partis depuis près d'une demi heure. Le batteur a bien remarqué la tension qui planait depuis l'arrivée de cette fille. Ils ne décrochent pas leurs portables et l'angoisse qu'il ait pu se passer quelque chose monte peu à peu. Cette boîte est grande et Gustav met un moment avant de trouver Tom presque endormi dans un des nombreux couloirs. Il se baisse pour le prendre dans ses bras.

- Tom !! Qu'est ce qui s'est passé ?! (Gustav)
- Rien...,
grogne l'intéressé.

À la vue de son visage son ami comprend qu'il n'est simplement pas l'heure de parler et reste là quelques minutes à lui réchauffer le c½ur. Les ombres et les corps défilent sans même leurs porter une miette d'attention. Des types ivres, cherchant de quoi se soulager. Des jeunes amants, s'arrêtant parfois pour se bécoter. Des hommes et des femmes, de tout et de rien, encastrés dans leur monde trop prisant pour s'attarder sur eux.

- Où est ton frère ?, tente Gustav.
- Qu'est ce que j'en sais ! Je suis pas sa mère ! (Tom)
- Hé, calmes toi ! ... Allez viens... (Gustav)


Le guitariste se lève péniblement, aidé par son ami. Ils marchent appuyés l'un sur l'autre jusqu'à la sortie. Gustav appelle un taxi puis Georg pour qu'il retrouve leur chanteur. Après un quart d'heure de voiture où Tom n'adresse de regard qu'au paysage sombre qui défile sous ses yeux, ils arrivent à l'appartement. Le dreadeux, épuisé par ses larmes, s'effondre sur le canapé. Son corps est vide et son visage inexpressif. Le batteur lui prépare un chocolat chaud et lui apporte une couverture avant de s'installer à ses côtés.

- Vas-y Tom, racontes-moi. (Gustav)
- Je peux pas,
souffle t-il.
- Bien sûr que tu peux ! Qu'importe ce qu'il s'est passé si tu le souhaites je le garderai pour moi.
- Nan mais tu comprend pas Gus... C'est bien trop compliqué.
- Je sais que c'est entre toi et Bill. J'ai remarqué que vous étiez plus pareils depuis quelques jours... plus proches.
- ...
- T'inquiètes, j'ai compris. Je suis pas dupe.
- Quelle importance maintenant.
- Expliques moi.
- Il... nan. Je peux pas.
- Si, vas-y. faut que ça sorte.
- Il... Il s'est payé cette pute !
- Quoi ?! Mais non t'as du mal comprendre.
- Arrêtes, il était en train de gémir sous mes yeux et ça n'avait pas l'air de le déranger plus que ça !
- Ah... Je suis désolé,
dit le batteur, gêné.
- Laisse, t'y peux rien de toute façon.
- ...
- Je... J'aimerai être seul, un peu.
- Euh, oui bien sûr. Je vais me coucher.


Gustav enlace amicalement son ami, afin de lui apporter un peu de réconfort et se dirige vers la cuisine. Avant de fermer la porte, il se retourne une dernière fois.

- Tu ferais mieux d'aller dans ton lit Tom... Bonne nuit. (Gustav)


(......)


Georg cherche inlassablement Bill depuis près d'une heure déjà. Ses efforts sont vains et c'est épuisé qu'il finit par aller s'asseoir à une table. Une petite boisson ne lui fera pas de mal. Au son de la voix de Gustav il a compris qu'il ne devait pas partir d'ici seul, mais là, il ne sait vraiment plus quoi faire. Il joue nerveusement avec son verre et en avale le contenu d'une traite. Histoire de retrouver un peu de force. Il se lève et au moment où il atteint le deuxième étage qu'il a déjà arpenté des dizaines de fois, il croise Anna. Oui, aucun doute c'est elle. Elle ne l'a pas vu et il l'arrête en se saisissant de son bras.

- Hé, t'aurais pas vu Bill ? (Georg)

Le regard de la jeune fille est fuyant et son souffle plus que significatif.

- S'il te plait, je ne le trouve nul part et la dernière fois que je l'ai vu, il était avec toi. (Georg)
- Euh... je dois y aller là. (Anna)
- Anna !


Elle écarquille les yeux, stupéfaite qu'il se souvienne de son nom. Elle hésite, puis cède. Ce n'est pas dur de comprendre qu'il ne lâchera pas prise.

- Chambre 22, c'est ouvert, dit elle en repartant.

Pas le temps de dire merci, le bassiste grimpe déjà les marches, trois à trois. Il trouve sans difficultés la chambre et le spectacle qui s'offre à lui est plutôt étonnant. Bill est là, endormis. Il ne porte rien, excepté son boxer et son jean descendu sur ses chevilles. Georg, remarquant qu'il est impossible de le réveiller, le rhabille et le porte pour le ramener à son tour. La nuit a été longue et chacun sait que les rêves que le sommeil leur apportera ne résoudra pas leurs erreurs...



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Je galère pcq mon 'C' ne marche paaaaaas >_< alors je fais copier/coller comme une conne toutes les lignes --'
breeeeeeeeef !

voilou, Pauline tu vas pouvoir aller dormir XD

Pauline ^^

EDIT: avis à toutes les perverses mordues de lemons comme moi xD : http://th-lemon-fic.skyrock.com/, ce blog est fait pour vous ! (yaoi et non yaoi)

# Posté le vendredi 22 juin 2007 19:38

Modifié le dimanche 12 août 2007 09:09

CHAPITRE 24

CHAPITRE 24
* pensées de Bill *
# pensées de Tom #


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Aie. Je me réveille endoloris par mon cou. Mais qu'est ce qui m'a pris de me coucher avec ma casquette ? C'est hyper désagréable et maintenant j'ai très mal. Je la retire et détache mes dreads en me massant un peu. Hm. Je me recroqueville sur moi même et frotte mes jambes entre elles. Argh. Avec mes chaussures aussi ? OO' Bon. Deux coups de talons bien placés et je les enlève. On doit être en plein milieu de la nuit parce que je suis crevé comme si j'avais dormis cinq minutes. Je soupire et tend mon bras pour chercher cette présence familière que j'aime tant. Ma main brasse l'air vide, c'est bizarre je ne le sens pas. Je m'emmitoufle un peu plus dans la couverture et roule pour me rapprocher du corps chaud de mon frère. Aie. Putain de table basse ! Qu'est ce que je fou dans le salon ? Je me tape nerveusement sur la tête pour éveiller mes souvenirs et des images défilent sous mes paupières fermées. Gott. Bill danse, cette fille. Bill complètement saoul, encore cette fille. Bill... sur le lit et toujours cette fille. Merde, si je suis ici c'est que j'ai pas rêvé. Je me lève et me dirige à tâtons jusque dans ma chambre. Personne n'a encore dormit ici. Ça sent le propre... Ça sent mon passé... Et malheureusement mon futur... Du moins pour l'instant. Je lui pardonnerais c'est sûr. On pardonne tout lorsqu'on aime. Mais là je ne suis pas prêt. Je m'allonge sur mon lit et tend mon bras pour attraper un cadre contenant une photo de Bill et moi. Il fait nuit mais je la connais par c½ur. Je le pose à plat, face contre table. Voilà, je me sens mieux. Enfin, je crois...
Je m'étend en étoile sur le ventre et essaie de me concentrer sur un sommeil qui ne vient pas. J'inspire, j'expire. Je ferme les yeux, remue les doigts de pieds. Être détendu, être détendu, être détendu, être déten-
La porte claque.


- GUSTAV !! (Georg)

Tiens, il est rentré. Bill doit sûrement être avec lui...

- Gustav !, viens m'aider ! (Georg)

J'entend des pas dans le couloir et me relève pour être plus attentif.

- Merde !, s'écrit-il. Mais qu'est ce qui s'est passé ?

J'entrouvre la porte pour suivre leur conversation.

- Qu'est ce qu'on fait ?, demande Georg.
- Je sais pas... Il est comme ça depuis longtemps ? (Gustav)
- Depuis que je l'ai trouvé. On dirait qu'il dort comme un gros bébé, seulement impossible de le réveillé.
- Attends. On va essayer un truc. (Gustav)


Je comprend rien je sais seulement que c'est Bill et ça m'inquiète. Non. Il ne faut pas que je m'apitoie. Ce salaud m'a trompé alors bien fait s'il a mal ! C'est horrible je sais très bien que je ne le pense pas... J'arrête de cogiter quand j'entend à nouveau leurs voix s'élever dans le salon.

- Un verre d'eau ? (Georg)
- On peut toujours essayer... (Gustav)
- Attends, met le là. Vas-y. (Georg)


C'est trop silencieux. Qu'est ce qu'ils font ?

- Tom... (Bill)

Tom ?...

- Non, c'est Gus. Ça va ? (Gustav)
- Euh... nan... (Bill)


Sa voix est faible mais heureusement il est conscient. Il ne faut pas que je reste écouter ses plaintes sinon je vais m'attendrir. Discrètement je vais dans la chambre de Bill, pas loin de la mienne et attrape mon I-pod dans le fond d'un de mes sacs. Je ne m'en suis pas beaucoup servis ces temps si mais ça va changer. Je le branche sur mes oreilles et retourne m'étaler dans mes draps froids.


(......)


- Je me sens bizarre. (Bill)
- T'es pâle. T'as faim ? (Gustav)
- Nan... Je vais aller prendre une douche. (Bill)


Doucement je m'appuie sur mes avants bras et me lève du canapé. J'ai l'impression de tourner et je presse mes mains sur ma tête pour ne pas m'effondrer sous l'intensité de la douleur qui me vrille le crâne. Je fais un seul pas puis vacille pour retomber dans la position initiale.

- Aie. (Bill)
- Ouais, je crois qu'elle t'a bien drogué. (Gustav)
- Elle a fait bien plus... (Bill)
- ... (Gustav, Bill et Georg)
- Bon, pas de douche ce soir, j'ai pas envie de te tenir la savonnette !,
dis Georg pour détendre l'atmosphère.
- Ouais je vais aller te chercher de l'aspirine puis tu vas aller dormir. (Gustav)
- Ok,
dis je sans broncher.

Dans une grimace, j'avale ce que Gus me donne et Georg me porte jusqu'à mon lit. Il m'enlève veste, pantalon, chaussures, chaussettes et je lui dis que ça suffira pour cette nuit. Il me recouvre d'un drap et je m'endors comme si je m'étais jamais réveillé.


(......)


Il est 10H et je me viens de me réveiller. C'est tôt mais là j'en peux plus. J'ai chaud, je suis sale et les draps baignés de sueur me collent au corps. Si je rajoute à ça les courbatures que j'ai dans tous les muscles et cette douleur à la tête, ça me paraît impossible de refermer l'½il. Je m'extirpe du lit et marche jusqu'à la cuisine, titubant parfois. OUTCH. La commode, je ne l'avais pas vu. Remarque, je ne suis plus à un bleu près. Je m'installe sur une chaise en face de Gus, lavé, habillé, coiffé, qui déjeune tranquillement.

- Alors le malade, enfin levé ? (Gustav)
- Argh. Rigoles pas ! J'ai l'impression qu'on vient de m'assommer. T'as pas le même truc que hier soir, ça m'a fait un peu de bien...
, je demande.
- Normal, je t'en ai donné trois ! (Gustav)
- Pas grave, je veux bien... (Bill)
- Ça va te claquer pour toute la journée ! (Gustav)
- Bof. Ça peut pas être pire. (Bill)


Il finit par acquiescer et me rapporter un verre d'aspirine diluée dans de l'eau. La barre que j'ai entre les deux yeux est affreusement douloureuse et mes paupières se ferment à moitié. J'ai tellement mal que j'arrive plus à me souvenir clairement de tout ce qui s'est passé hier soir. Gus fixe quelque chose derrière moi et je me retourne pour voir ce qui attire son attention. Tom est là, déjà prêt. À quoi ? Je me demande bien. Il ne me gratifie aucun regard et entre pour attraper un croissant au milieu de la table.

- Je vais chez Andreas un jour ou deux. (Tom)
- Ah, dis Gustav.
- Oui. Bon, bah salut. (Tom)

Il sort comme il est rentré. Sans regard, sans sourire, juste avec détermination. Je glisse mes doigts autour de la tasse chaude que Gus m'a donné et baisse la tête.

- Il m'en veut... (Bill)
- Oui, je sais. (Gustav)
- Il t'en a parlé ? (Bill)
- Il... Il m'a dit que tu avais couché avec cette fille. (Gustav)
- Ah, mais- (Bill)
- Cherches pas, j'ai compris pour vous deux. (Gustav)


Je rebaisse la tête un peu honteux. J'ai peur de ce qu'il pense. Il le sait mais est ce qu'il l'accepte ?

- Alors. Tu l'as vraiment fait ?, il me demande.
- Je... Non... Pas exactement. (Bill)
- Pas exactement ? (Gustav)
- Elle m'a... Enfin nous avons... Enfin nan ! J'ai rien fait... Je... (Bill)
- Bill soit plus précis ! Tom était hyper mal, il a bien du voir quelque chose. (Gustav)
- Elle me... euh... (Bill)
- Bill ! (Gustav)
- Il est rentré quand elle me taillait une pipe !


Les derniers mots ressemblaient plus à un cris strident qu'autre chose. Je ne peux me retenir de pleurer. Ça fait terriblement mal de l'entendre. Ce ne sont pas que des larmes de tristesse mais aussi des larmes de honte. Je ne peux pas croire que j'ai pu faire ça. Je suis faible. Assez faible, pour me faire abuser par une fille. J'étais très heureux et je l'ai trompé mais qu'il me croie ou pas, je n'ai pas eu le choix !

- Pardon ? (Gustav)
- Je... J'ai pas pu l'en empêcher... J'étais même pas capable de faire deux pas correctement... Je.. Si tu savais comme je m'en veux... (Bill)
- Chut... (Gustav)


Il se lève et me prend dans ses bras.

- Je te jures que j'ai rien pu faire !, dis en sanglotant encore.
- T'inquiètes vu l'état dans lequel tu es rentré, je peux le comprendre. (Gustav)
- Il me croira jamais, c'est obligé !,
dis en reniflant. Qui pourrait croire une chose pareille ! (Bill)
- Mais si, chut... Il a bien vu son comportement dans le bar, elle était vraiment louche. (Gustav)
- Hm... (Bill)
- Il faut que t'ailles lui parler. Mais attends demain, là t'es pas en état. (Gustav)
- J'espère que t'as raison...
- Mais oui ! Allez, vas prendre ta douche ! (Gustav)


Je me lève aussi péniblement que la dernière fois, accompagné d'un petit espoir et de beaucoup de culpabilité méchamment accrochés au c½ur.



_________________________________________

Voilà, chapitre long... Enfin je trouve! Bonne lecture et dites moi ce que vous en pensez ^^

Bisouuuus !, Pauline.

EDIT: Je suis un peu longue pour cette suite :s, m'enfin la j'ai était prise d'une ENORME fleme et j'ai eu quelques problèmes (en plus de l'absence de 'c') avec mon clavier! *se cherche de bonnes excuses*
Donc je vais écrire cette nuit et demain. La suite demain dans la journée et elle devrait être assez longue normalement ! voilouuuu

# Posté le lundi 25 juin 2007 09:58

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 12:53