# pensées de Tom #
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Je viens d'arriver chez Andreas. La porte est ouverte et j'entre. Je sais qu'il est levé mais ce n'est peut être pas le cas de sa s½ur ou de ses parents alors je préfère ne pas sonner. Puis chez lui, c'est chez moi. Je connais autant sa maison que notre appart, si ce n'est plus.
- Andreas ?!, je demande.
- Je suis dans la cuisine, viens ! (Andreas)
Je dépose mes affaires dans un coin et entre. Il est attablé, une tasse de café entre les mains et seulement vêtu d'un boxer et d'un tee-shirt. Il ne devait pas être réveillé depuis longtemps lorsque je l'ai appelé.
- Tu veux quelque chose ? (Andreas)
- Ouais, c'est bon, t'inquiètes. (Tom)
Je prend une tasse dans le placard et m'assoie en face de lui. J'attrape la cafetière pour me servir largement. Ça me réchauffera le corps à défaut du c½ur.
- Qu'est ce qui ne va pas ? (Andreas)
- Euh, bah rien. (Tom)
- Tom. Tu débarques chez moi à 10h30, seul et avec une tête déconfite alors je suppose que c'est pas parce que tout va bien !
- En fait, on s'est engueulé avec Bill ; et tu sais bien que je déteste ça.
- À quel sujet ?
- Rah, t'es-
- Trop curieux, oui je sais. Alors ?
- J'ai pas trop envie d'en parler...
- Comme tu voudras.
Il avale une gorgée de café et me détaille silencieusement sans cligner de l'½il. Les premières minutes je fais semblant de l'ignorer mais là ça en devient presque gênant.
- Quoi ?, je demande.
- Tu me caches quelque chose, hein. (Andreas)
- Euh...
- Allez Tom, tu sais très bien que ça prend pas avec moi.
- Bon d'accord. C'est... plus compliqué qu'une simple dispute avec Bill...
- Et ?
- Et c'est trop tôt pour en parler.
Ou trop tard.
- Bon. Alors on fait quoi ? (Andreas)
Il me regarde avec ce sourire que je lui connais bien et je sais qu'on pense à la même chose. Lui et Bill sont les deux personnes que je connais et comprend le plus. On côtoie Andreas depuis tellement longtemps que de simples gestes ou signes suffisent à ce qu'on se comprenne.
- Journée DVD-Pizza !, s'exclame t-on ensemble.
- Ça fait longtemps ! (Tom)
- Ouais, on faisait tout le temps ça tous les trois avant !, rigole t-il.
- ... (Tom)
- Euh, enfin... ça peut être tout aussi drôle à deux ! (Andreas)
Il essaie de se rattraper... Mouais. De toute façon je ne vais pas bouder, j'ai d'autres projets pour aujourd'hui.
Andreas est partit se laver et s'habiller et m'a laissé quartier libre dans sa maison. Apparemment on est tout seul, ses parents travaillent et sa s½ur est chez une copine. Tant mieux. Je zappe toutes les chaînes qui me sont proposées, rien ne me captive. Il faut réellement que je me change les idées. Au bout d'une demi heure il a finit et sort vite fait en ville louer les DVDs qui nous occuperons la journée. Il ne vaut mieux pas que je l'accompagne, si on me reconnaît ça va prendre un temps considérable. Puis signer des autographes conduit forcement à penser au groupe et donc à Bill. En y réfléchissant bien je ne vois pas comment je pourrai arrêter de penser à lui. Ma vie à été entièrement construite autour de lui, et ce bien avant le début de notre histoire...
Il est de retour et nous entamons directement un film d'action. Les volets sont fermés et les chips sur la table alors qu'il y a une heure à peine il s'enfilait des pains aux chocolats dans la cuisine. J'adore faire ce que tout les parents se désolent de voir leurs enfants faire. J'ai toujours eu cet esprit de contradiction même si je dois l'avouer on me m'a jamais beaucoup imposé de règles et de contraintes.
Il est 18h et après une journée où notre alimentation s'est résumée à pizza-chips, chips-pizza, notre troisième film se termine. Je suis dans un état semi-éveillé et me yeux menacent à chaque seconde de se fermer.
- Rah putain, je suis naze !, dis-je.
- Ouais, moi aussi... On garde le dernier pour plus tard. (Andreas)
- Y en a encore un autre ! (Tom)
- Ben oui, quatre. Comme- (Andreas)
- Comme avant, je le coupe dans un soupire.
On se lève du canapé en prenant bien soin de ne pas ramasser tout ce qui jonchent le sol. Une journée DVD est toujours accompagné d'une fainéantise incomparable. Sous les conseils d'Andreas je vais prendre une douche en espérant qu'elle me secouera. Je descend peu de temps après totalement prêt à recommencer :
- Alors, on se le fait ce dernier film !, je m'exclame.
- Ouais... Euh Bill a appelé, il veut passer. (Andreas)
- Nan, rappelles-le. Je veux pas le voir. (Tom)
- Il a dit que c'était important et très urgent ! (Andreas)
- Andreas, pas ce soir. S'il te plait. (Tom)
- Bon d'accord, mais demain t'as intérêt à aller lui parler !
J'acquiesce d'un signe de tête. Ce n'est absolument pas dans mes intentions. Il s'éloigne un peu et je l'entend convaincre Bill d'attendre demain. Je ne veux pas le voir ce soir. Non ce soir, j'ai envie qu'il comprenne le mal que j'ai eu. Je ne sais plus très bien si c'est pour me consoler ou pour me venger. Je lui en veux tellement de m'avoir faire croire en quelque chose. De m'avoir fait des promesses qu'il n'a pas su tenir. Je veux qu'il ressente le dégoût d'être trahit par celui qu'on aime et qu'il regrette. Je sais qu'il regrettera parce que je sais qu'au fond il m'aime. Il m'aime comme je l'aime, infiniment et éperdument. Mais je peux pas. Je revois encore et encore cette fille sur lui, et ça me répugne de passer après. C'est décidé. ¼il pour ½il, dent pour dent.
Andreas raccroche le téléphone et glisse le dernier DVD dans le lecteur avant de me rejoindre. Andreas, oui. Stupide choix. Terrible choix. C'est pour ça que je l'ai fait. Il ne sait pas ce qu'il y a entre Bill et moi, donc ça marchera. J'abuse de son amitié. Je le sais. Il a toujours aimé les filles et les garçons, il a toujours eu aussi un faible pour moi, même si l'idée qu'il pouvait y avoir quelque chose entre nous n'a pas du lui traverser beaucoup l'esprit. En même temps qui irait se faire des films avec son meilleur ami, hétéro et très papillon ? Pas lui.
Les minutes passent et je me rapproche volontairement de lui. C'est un film d'horreur mais je dois bien avouer qu'il ne me fait vraiment pas peur. Je profite d'une scène troublante du film pour me cacher le visage entre les mains et coller ma tête sur son épaule.
- Qu'est ce qu'y a Tom ? (Andreas)
- Euh... Ben j'ai peur ! (Tom)
- Ce genre de film ne t'as jamais fait peur ! D'habitude t'en rigoles même ! (Andreas)
- Oui mais là, c'est particulièrement effrayant, tu ne trouves pas ?, je demande en le fixant dans les yeux.
- Pas vraiment-
Je le coupe en scellant mes lèvres aux siennes. Ses yeux sont encore ouverts et la fin de sa phrase meurt entre nos deux bouches. Il est très surpris et me repousse avant que j'ai le temps d'approfondir ce baiser.
- Tom ! Ça va pas ou quoi ! (Andreas)
- Si, pourquoi ?, je souris.
- Mais... Tu es mon meilleur ami ! (Andreas)
- Et alors ! Y a pas de mal à se faire du bien ! (Tom)
Je me penche pour l'embrasser à nouveau. Il me laisse lui déposer quelques baisers en surface et me repousse encore.
- Quoi ?, je demande.
- Ben... (Andreas)
- T'en as pas envie ? (Tom)
- Nan, j'ai pas dit ça mais- (Andreas)
- Alors laisses-toi faire, je le coupe.
Je reprend où on s'était arrêter et presse légèrement son torse pour le forcer à s'allonger. Je m'installe sur lui et caresse de ma langue ses lèvres, qu'il entrouvre dans un geste timide. Je glisse ma langue dans sa bouche et caresse la sienne avec vivacité. Il se laisse finalement aller et agrippe ses doigts à ma nuque. Je me relève et lui lance un regard qui en dit long. Il est pris dans mon piège. Il se met debout, attrape ma main et m'emmène dans sa chambre que je connais déjà par c½ur. C'est lui qui me plaque contre sa porte pour m'embrasser plus fougueusement que tout à l'heure. Je ne m'étais pas trompée sur son attirance pour moi. Il m'embrasse encore et encore. Tellement que ça en devient presque monotone. Il n'y a aucun sentiment, aucun frisson, aucun désir incontrôlable. Nos langues tournent indéfiniment et j'avais oublié à quel point c'était fade. Lorsqu'on s'est habitué à faire ça par amour, c'est dur de revenir dans le passé. Je le pousse et l'incite à reculer jusqu'à son lit. Il tombe et s'installe lentement dessus pendant que je me sépare de mon tee-shirt et de mon baggy. Je suis un peu stressé je n'ai jamais couché avec un autre homme que Bill. Je monte à cheval sur lui, fait se rencontrer nos lèvres et lui enlève tout ses vêtements. Il embrasse bien, tant mieux. Il me touche, c'est appréciable. Il inverse nos positions et descend sa bouche le long de mon corps avant de retirer le seul morceau de tissus qui me sépare de lui. Sa langue s'approche de mon sexe et alors que je comprend ce qu'il s'apprête à me faire je revois cette fille sur Bill. Je revois son visage et sa bouche entrouverte par le plaisir. Non. Je remonte Andreas à ma hauteur et lui fais comprendre que ce n'est pas ce que j'attend de lui. Il m'embrasse et m'installe sur lui en écartant ses jambes. Je sais que ce n'est pas sa première fois et que je ne lui ferais pas mal mais je ne veux pas voir son visage. Je me dégoûte déjà assez de ce que je vais faire. Je le tourne, il a l'air assez déçu mais ne me contredit pas. Je me place correctement et le pénètre comme j'ai pénétré des dizaines d'autres filles auparavant. C'est du sexe et seulement du sexe. Mon bassin remue au dessus du sien et il gémit de plaisir. Si seulement il savait. Mes yeux s'humidifie de tristesse. Je sais que ce n'est pas la bonne solution et pourtant je le fais. Je suis un monstre. Un monstre qui continue d'aller et venir dans le corps bouillonnant de son meilleur ami...
Il m'aura fallu deux heures. Deux heures pour convaincre Gustav que malgré que je sois encore malade, malgré que Tom ne veuille pas me voir, il fallait absolument que j'aille chez Andreas. Il a finit par céder quand il a compris que s'il venait pas, j'irais seul. Et maintenant nous voila devant la porte. Je fais les cent pas, je pose ma main sur la poignée, mais rien à faire, je n'ai pas le courage d'entrer. Gustav prend mes mains tremblantes et m'affiche un sourire compatissant.
- On va sonner, d'accord ? Et au pire, si tu veux on peut rentrer, me rassure t-il.
- NON !... Non... Je vais sonner. (Bill)
Je m'approche de la porte et craintif, appuie sur la sonnette. On attend quelques secondes. Rien. Je questionne Gustav du regard mais il se contente de hausser les épaules. Bon. Un peu plus confiant je sonne à nouveau. Toujours rien.
- Gustav , Tu veux pas... ? (Bill)
- Bon d'accord je vais voir. Si Tom est pas trop énervé, je t'appelle. Sinon on attendra demain comme c'était prévu, ok ? (Gustav)
- Merci. (Bill)
- De rien, c'est normal. Bouges pas, je fais vite. (Gustav)
Il m'enlace amicalement et entre chez Andreas. On a toujours fait ça, ce n'est pas une marque d'impolitesse. Je m'assoie sur le mur d'en face en attendant. J'ai toujours un peu mal à la tête et j'ai l'impression de ne pas avoir dormi depuis trois jours. Je suis hyper stressé, je sais comment est Tom quand il est énervé. Ça va être dur de s'expliquer sans qu'il pète un câble mais il faut absolument que je lui dise que ce n'est pas ce qu'il croit. Cette fille a essayer de me chauffer pour profiter de moi, ça n'a marché qu'à moitié mais ça a détruit tellement de choses. Je patiente toujours, les coudes sur mes genoux et ma tête dans mes mains, cachant au voisinage l'horrible état de mon visage. Je me relève au cliquetis de la porte et vois Gustav apparaître, pâle et inexpressif.
- Gustav ! Qu'est ce qu'il y a ?? (Bill)
- Euh... Je... Je crois qu'on va rentrer. (Gustav)
- Quoi ? Pourquoi ? (Bill)
- Rien... Viens, on rentre, dit-il en m'attrapant par la main.
- Non ! Dis-moi ce qu'il y a ! (Bill)
- ... (Gustav)
- Très bien j'y vais, dis-je en me dirigeant vers l'entrée.
- Non, Bill attends ! (Gustav)
- Lâches-moi ! (Bill)
J'ouvre la porte et traverse la pièce en cherchant Tom. Rien. Un bruit se fait entendre la haut, Gustav tente toujours de me retenir, mais je veux savoir ce qu'il me cache et me dirige vers les escaliers pour les grimper quatre à quatre.
- Bill !, crie encore Gustav.
Je suis énervé et appeuré. Qu'est ce qu'il a fait pour que Gus se mette dans un état pareil ! Toutes les portes s'ouvrent sur mon passage pour finalement arriver à la dernière, celle de sa chambre. Un bruit étrange se fait entendre et j'ouvre la porte à la volée.
Je... Je n'arrive pas à y croire. Je seccoue la tête vivement, avec tout ce que j'ai enduré hier j'ai eu plusieurs hallucinations aujourd'hui. Oui, c'est FORCEMENT ça. J'ouvre les yeux mais ils sont encore là. Tom est sur... sur Andreas. Il lui fait l'amour comme il me le faisait avant hier. Les larmes coulent sans que je m'en aperçoive, je n'ai jamais ressentit un truc pareil ! Si c'est ça la haine qu'il a eu quand il m'a vu avec elle, je comprend. Mais moi c'était pas la même chose. Merde ! Pourquoi il m'a pas laissé le temps de lui expliquer ! Je n'ai pas pris le choix de le faire souffrir, mais lui si. Les cris de plaisir d'Andreas me percent les tympans, je n'ai jamais perçu un bruit aussi blessant. Celui que j'aime en fait jouir un autre, s'en même remarquer que je le vois. SALAUD ! SALAUD ! SALAUD !
- SALAUD ! (Bill)
Oui, un salaud. C'est tout ce qui l'est. Je m'effondre intérieurement et me maudit d'avoir cru que ça pourrait s'arranger. Tom était trop fier pour me laisser le temps de lui expliquer et maintenant tout est finit. Je dévale les escaliers en courant, des injures franchissent encore mes lèvres. Je cours, je cours, je cours comme je n'ai jamais couru. Je cours en espérant disparaître.
Walaaaa ! ça m'a pris toute l'aprem ! (avec des poses bien sûr) pfiiouuu... alors qu'est ce que vous en pensez ? ^^ vous croyiez que tout allez s'arranger? et bah non :ppp
Voila Pauline (non, non je ne me parle pas >_<), tu le connais maintenant le "truc" de Tom xD
Pauline, <3
EDIT: Quelqu'un me l'a demander, pour écouter "In die Nacht" sur l'album, il suffit de mettre la première chanson de faire marche arrière jusqu'à arriver vers - 2:30 si je me souviens bien. Mais le passage est court il n'y a qu'un couplet et un refrain. voilouuu


